sur la plage de sable blanc
Atelier d’écriture du 19 juillet 2011
Je vois une plage immense de sable blanc
Grains innombrables à perte de vue.
Mon esprit, alors que je marche pieds nus dans le sable,
divague, tourne boule et vascille entre torpeur, angoisse rentrée et réconfort.
L’immensité du lieu me fait peur. Peur de la solitude.
Tandis que les vagues qui caressent mes pieds de manière rythmée
me réconfortent par la grande présence de la mer.
Je distingue sur le sol des trous faits par des crabes.
Un instant, j’en aperçois un et je le prends par sa coquille.
Nous sommes deux! Youppie!
Et pourtant mon coeur continue a crier famine de présence. Vous vous doutez bien
ce n’est pas un crabe qui va me tenir dans les bras! Dieu, tu es là. Tu réponds à ma famine.
Le chant doux des vagues qui se perdent sur la plage immaculée se transforme en chant
des sirènes. Au loin là bas, la tentation. Elles m’appellent, me somment de quitter la plage pour entrer dans l’eau et les rejoindre. Leur chant est de plus en plus intense. Mon angoisse augmente aussi.
Alors pour une fois, j’écoute mon coeur et je sublime ces chants, je les ignore jusqu’à
l’apothéose: le crabe vient de me pincer. Aïe!
Je reviens à moi, je reviens sur la plage sécurisée et évite sciemment les vagues dansantes. Cette fois-ci, elle ne m’auront pas.
Mathilde, le 19 juillet 2011
