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la flamme de Mathilde introduction

par mathilde

publié dans la flamme de Mathilde

Peu importe la quantité de cire qui reste à brûler - ma bougie brillera jusqu'au bout !

27 mars 2010, 2:00 du mat :

Dans cinq minutes, changement d'heure. L’heure soi-disant d’été.

Ça y est, je suis décidée. Le blog de MDA intitulé « histoire de crabe » m'a donné l'énergie peut répondre à ce qu'il y avait en moi deux depuis longtemps. C'est donc le début du journal de bord de Mathilde, avec ses humeurs, son humour, et tout le reste ! ?...

Quelques précisions s'imposent concernant ce blog :

mon état actuel ne me permet pas d'écrire sur le clavier ni forcément de corriger les fautes d'orthographe ou de grammaire, car les médicaments altèrent ma concentration, la mémoire. J'écris donc à l'aide d'un logiciel qui traduit à l'écrit ce que je dicte en direct. J'espère que mon texte sera assez lisible pour être apprécié (ou pas) sans trop de « parasites ».

Parfois je me sens la force de corriger, parfois pas mais je tiendrai mon carnet de bord, dans la mesure du possible, aussi régulièrement que mon coeur aura envie d'écrire.

Je n'ai aucune idée de comment je serai lorsque je prendrai trop de morphine, j'espère ne pas avoir trop de propos inadéquat ou incompréhensible.

 

En apparence, j'ai 47 ans. Pas trop moche comme fille je crois ! Non, sans rire, j'ai toujours eu des compliments sur mes yeux sur ma bouche. Sourire. D'ailleurs j'ai eu du succès... Et parfois je me suis emballée d'ailleurs (du genre trois mariages et trois divorces !). Trois mariages et trois enterrements ! Mais rassurez-vous, ce n'est pas ce qui me tue  maintenant, et heureusement !

Je vous dresse rapidement le tableau :

Octobre 2008, dernier souvenir de bonheur complet pendant une semaine. Soupir. Je tenais à amener mes enfants en Égypte, là où a grandi leur grand-père. Je pressentais que ce serait le dernier moment de bonheur à quatre et j'ai mis le paquet ! Ces Messieurs ont eu droit à une croisière sur le Nil, en bateau de luxe, ainsi qu'une visite éclair au Caire une journée. Ce n'était pas ma première visite, de loin pas ! Alors pour ce voyage, l'important n'était pas la visite des ruines et de l'archéologie égyptienne. Je voulais qu'ils connaissent les racines de leur ami et qu'ils ayant vite revenir. Et sur ce point j'ai gagné !

J'ai amassé un trésor de souvenirs avec mes 3 gaillards, les voyants tantôt abasourdis par la misère du peuple actuel, tantôt émerveillé par les palais et les temples et les restes d'une civilisation qui se dressait encore des milliers d'années après devant nous.


Et puis tout s'est précipité, tout s'est enchaîné, trop vite ! Aujourd'hui 27 mars 2010, à peine une année et demie après ce grand bonheur, ma vie ne ressemble plus en  rien de ce que j'ai connu auparavant. En l'espace de trois mois et demi, j'ai passé d'une vie « normale de mère de famille », travaillant à 100 %, dévoués corps et âme à la famille et à ceux qui en avaient besoin à une « petite chose », souffrante, ne pouvant plus travailler depuis plus d'une année, et comme la pénurie de logements et de très grave à Genève actuellement, je vis donc dans le « Bronx » genevois, dans une « résidence - hôtel ». J'ai tellement ri lors de la vie et la visite du studio avec la régie : le mandaté me dit dans l'ascenseur : « alors... Au premier étage se trouvent les anciennes prostituées,..., Au deuxième étage, vous avez les danseuses de cabaret... ». Là je n'y tiens plus ! « Monsieur, dirige avec anxiété, et qui se trouve au cinquième ? » Sourire. Il ne m'a pas répondu. Heureusement de puis j'ai découvert des voisins et je suis rassurée : un jeune étudiant, une famille asiatique, un homme d'affaires etc. ouf !

J'ai du presque tout abandonner derrière moi, armes et des bagages, quittant un quatre pièces familial pour un studio meublé, seule.

27 mars 2010. Voici 10 jours que je ne peux plus me déplacer qu’en chaise roulante. Le haut de mon corps, toute l'ossature aussi bien verticale horizontale, ne peut plus porter le reste. Mes jambes vont bien  je vous remercie. Mais je marche comme une femme courbée de 80 ans, que je suis dans mes os… À la vitesse du cheval au galop, mes os se déforment, craquant à l'intérieur, nous faisons perdre de la mobilité dans les mains actuellement, les bras, les épaules, et la nuit particulièrement, ce sont les hanches qui se déforment dans une douleur parfois insupportable.

Pourtant... Oui pourtant ! J'ai choisi de ne pas me laisser abattre par les circonstances extérieures, quelles que soient ! Et l'image de la bougie m'inspire depuis des mois.

« Ma vie est comme la lueur d'une bougie : le vent en faire vaciller la flamme, mais jamais non terni la clarté » (je ne connais pas l'auteur). Je sais que je vais mourir (comme tout le monde). Je ne sais ce qu'il me reste de cire à brûler, mais plus des masses. Mais je me suis faite une promesse : ma flamme, quelles que soient les les circonstances extérieures, brillera jusqu'au bout !

 

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