28 mars 2010 - souvenirs d'Egypte
Je vous dresse rapidement le tableau :
Octobre 2008, dernier souvenir de bonheur complet pendant une semaine. Soupir. Je tenais à amener mes enfants en Égypte, là où a grandi leur grand-père. Je pressentais que ce serait le dernier moment de bonheur à quatre et j'ai mis le paquet ! Ces Messieurs ont eu droit à une croisière sur le Nil, en bateau de luxe, ainsi qu'une visite éclair au Caire une journée. Ce n'était pas ma première visite, de loin pas ! Alors pour ce voyage, l'important n'était pas la visite des ruines et de l'archéologie égyptienne. Je voulais qu'ils connaissent les racines de leur ami et qu'ils ayant vite revenir. Et sur ce point j'ai gagné !
J'ai amassé un trésor de souvenirs avec mes 3 gaillards, les voyants tantôt abasourdis par la misère du peuple actuel, tantôt émerveillé par les palais et les temples et les restes d'une civilisation qui se dressait encore des milliers d'années après devant nous.
Comme ça en flash rapide, je vois Raphaël mitraillé les ruines avec son nouvel appareil photo numérique ; je vois Mathias, extrêmement à l'aise dans ce pays, avec le cocher et de derrière, il se ressemblait tellement qu'on la chambré pendant tout le voyage en disant qu'il était le fils de Mohamed (le cocher s'appelait évidemment Mohamed, Momo pour les intimes) ; j'ai vu les trois partir toute un après-midi, quitter le bateau seul, pour aller s'enfoncer dans un marché non touristique, entré dans l'arrière-boutique d'un homme qui voulait leur vendre je ne sais quoi, boire le thé avec lui et lui prendre quelques mots de franlçais qui lui seront utiles pour haranguer les touristes francophones ; Et alors que moi, j'étais agacée et irrité par ces marchands miséreux qui nous empêchaient presque de sortir du bateau à chaque arrêt, je les vois jouer avec les chapeaux qu'ils pouvaient leur vendre en les passant de l'un à l'autre en chantant quelque chose.. Il voulait tous relativiser et éviter les frictions entre riches et pauvres. Vraiment à l'aise ces gaillards. Je les vois encore dans la piscine du bateau avec Julien. Piscine ? heu... Comment définir ce bassin, ce bassinet ? Et pourtant par 45°, ils batifolaient et profitaient du rafraîchissement. Je les vois au travers de l’écran dans mon appareil photo se mettre au bord de la piscine, tous ensemble, est posé avec un sourire qui en disait long...
Je vois Raphaël gagner à un jeu débile lors d'une de ces soirées stupides… Et pourtant il faisait le coq ! Je les vois poser avec le égyptien du bazar du bateau lors de la soirée déguisement. Je me souviens des essayages ! Tantôt dans la cabine de Raphaël et Mathias, tantôt de celle de Yohan et moi. Je les entends encore à la table : ils s'intéressait plus au serveur égyptien aux Français de la table, qui d'ailleurs le leur rendait bien ! Ils ont réussi à avoir une complicité avec tous les serveurs égyptiens qui faisaient des détours spontanés à notre table pour toucher les enfants (les Égyptiens sont très tactiles) et rigoler avec chacun d’eux.
Et puis, le sommet du blues : Je les vois morts de fatigue car les excursions s'enchaînaient jour comme de nuit. Par exemple un jour nous nous sommes levés à 5:00 du matin, fait l'excursion du jour, dîner le soir, participer à l'animation au salon, et... Partir à minuit pour Abou-Simbel en car. On était tout morts ! Mais ce n'était que le début de l'aventure de cette journée à part :
S Nous sommes arrivés en avance à Abou-Simbel le 21 octobre. Ça vous dit rien ? Eh bien figurez-vous que lorsque le soleil se lève le 21 octobre, et qu'il éclaire les quatre statues qui sont au fond du temple, seul le deux jour de l'année permette de voir la quatrième statue, la fameuse déesse noire, éclairée durant quelques minutes. Allez rapide tableau de la scène ca vaut le coup :
Des dizaines de cars de touristes affluents en pleine nuit sur le site (ça, j'y avais pas pensé !) Tous décidés à avoir fait plus fameuse déesse noire éclairée, attendant fiévreusement le lever du soleil sur le lac Nasser. Malgré notre avance lorsque nous en sommes arrivés sur le site, il y avait déjà... Au moins 2000 personnes prêtes à s'opter pour le temple pourraient être parmi les seuls qui verront cet événement. 1000 personnes ? À peu près 10 minutes d'événements. Autant dire qu'on n'avait aucune chance de voir le miracle se produire ce jour-là. Saperlipopette ! Va falloir jouer des coudes, triste si on est parvenu la jusque-là, si près du but, et s'en retourner la queue entre les jambes et encore faire 4:00 de bus en plein désert...
Le froid de la nuit était glacial et nous avions encore 2:00 à attendre. Je crois que je n'ai jamais vécu d’heures aussi longue qu'à Abou-Simbel. Que faire ? Rester avec le groupe et être sur de ne rien voir, ou s'échapper du groupe et, à quatre, jouer des coude, remonter les files, tout en douceur pour ne pas irriter les gens, est arrivé au pied des deux colosses qu'on ne pouvait que deviner avant le lever du roi soleil.
Pour ceux qui me connaissent, c'est évidemment la deuxième solution que j'ai choisie et les enfants étaient ravis ! Nous sommes arrivés en route la fille juste avant lors il reste à ne les gardiens du temple. Il y avait tellement de monde et cet événement était si important que l'armée avait été mobilisée pour ne laisser passer qu'une personne à la fois dans le temps. Mais nous étions de l'autre côté de la chaîne. Il fallait inventer. Mathias, en éclaireur, a trouvé une faille et nous nous sommes pressés car le soleil montait à l'horizon. Quelle merveille de voir s'illuminer ce temple majestueux. Donc maintenant il faut plus traîner. Suivant à la file indienne est rapidement Mathias nous avons traversé le cordon et somme entré dans le temps parmi les premiers ce jour-là. Oui nous avons vu la déesse noire éclairée ! C'était furtif, c'était incroyable, dans ce temple où hiéroglyphes encore en couleurs concernées par le temps et par la qualité des couleurs utilisées par les Égyptiens. On a raison de dire que c'est le plus beau temple de l'Égypte. Bon, je passe quelques détails amusants pour le retour, genre panne dans le désert, sourire en connaît tous ce genre de situation, nous les vieux routards...Et je vois mes enfants écrasés de sommeil, rempli d'une victoire exceptionnelle, dormir sereinement dans le bus.
Et ainsi je pourrais rajouter énormément de souvenirs qui remplissent aujourd'hui ma vie de bonheur, sans oublier bien sûr la rencontre exceptionnelle (je ne crois pas au hasard) de Julien, qui depuis est devenu mon frère spirituel. En Égypte, il a fonctionné naturellement comme notre « chefs de clan » très avisé et attentif aux ados. Merci Juju!!!!!
