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24.07.2010 une idée ancestrale pour faire refleurir le desert (révisé)

par mathilde

publié dans la flamme de Mathilde

Lundi 9 juillet 2007 , révisé le 24 juillet 2010

 

 

 j’ai envie de parler de transformation spectaculaire, dont on parle régulièrement dans les faits divers.

 

En effet, le désert est venu, on l’a vu venir et il a vaincu les végétations qui jadis fleurissaient et nourrissaient animaux et hommes. Quand le  désert avance, est-ce vraiment de manière inexorable ? des pays entiers ont ainsi été ravagés depuis la révolution industrielle: l'effet de serre déplace les saisons, les moussons et les vents extrêmement forts dirigent le désert vers le nord comme vers le sud. C'est une des plus grandes menaces terrestres actuelles. mais cela ne vaut qu'un petit entrefilet de temps dans les journaux. Un jour, la désertification touchera le vieux continent et alors il y aura une réaction... mais il sera trop tard. la parenthèse écolo étant refermée, voyons la suite:


Et s’il existait une « recette » pour faire refleurir le désert ?

 

Eh bien, croyez-moi ou non, j’ai lu hier dans la Bible une recette que certains ont appliquée et qui voient refleurir les terrains arides :


  Livre d'Esaïe chap 41, versets 18 à 20:

 


 Je ferai jaillir des fleuves sur les collines, Et des sources au milieu des vallées; Je changerai le désert en étang, Et la terre aride en courants d'eau;Je mettrai dans le désert le cèdre, l'acacia, Le myrte et l'olivier; Je mettrai dans les lieux stériles Le cyprès, l'orme et le buis, tous ensemble; Afin qu'ils voient, qu'ils sachent, Qu'ils observent et considèrent Que la main de l'Éternel a fait ces choses, Que le Saint d'Israël en est l'auteur.


Le YHWH des juifs parle à son peuple et promet fleuves, sources, étang pour de nouvelles plantations. Mais la recette ne se trouve pas là, directement dans la promesse, il faut savoir déchiffrer ce qu'Il dit. Je crois qu'Il ne nous a pas donné un cerveau pour ne pas l'utiliser.

 

C’est dans le choix des essences de plantes qu'il donne la formule de réussite. TOUTES ces essences sont à planter dans le désert :
 

  1. le cèdre : Avec son « feuillage persistant », le cèdre est un arbre qui peut se reproduire extrêmement facilement à partir de ses graines. Il offre de l’ombre pour une végétation plus petite ainsi que pour une faune variée. Ses racines obliques et puissantes lui permettent de tenir tête contre vents et marrées.
  2. l’acacia est un arbuste très résistant en régions arides. Les espèces qui vivent dans le désert n'ont pas de feuilles du tout et possèdent des tiges dont  la position verticale assure une protection contre la déshydratation et la trop grande insolation.
  3. Le myrte est un arbuste ligneux supportant très bien la sécheresse. Ses fruits sont très appréciés des oiseaux et irait très bien pour former une haie… contre le désert.
  4. Le cyprès aime les terrains très sablonneux ! De plus, il constitue une hauteur dans un jardin. Il aime être planté en groupe. Il survit aux civilisations qui l’ont planté (>2'000 ans !). peut-être est-ce la raison pour laquelle cet arbre est lié symboliquement aux cimetières: survivre à la mort en ayant une espérance plus haute que ce qu'on voit?
  5. L’orme a des racines qui pénètrent profondément dans la terre ; elles forment souvent une fourche au lieu d'un pivot, et quelquefois deux ou trois. Il agit en « laboureur » de la terre, il aère le sol pour d’autres plantes à proximité. Ses feuilles, caduques, permettent de créer de l’humus pour le sol aride…
  6. Le buis est un arbuste particulièrement tenace et robuste. Son mode de reproduction naturel (le marcottage naturel) permet de fixer le sol sous ses racines : les branches basses rampent sur le sol et s’enracinent fréquemment pour former un nouveau pied.  Le buis produit des fleurs très appréciées des abeilles.

 
Alors si, comme le conseille Esaïe 41, on met tous ces arbres ensemble, tous ensemble, ca donne ca :

 
L’orme « laboure » le sol et l’aère pour d’autres arbres. Le buis fixe le sol, le cyprès structure en profondeur, de même que le cèdre, qui permet également un ombrage bienvenu ; l’acacia et l’orme recueillent la rosée des nuits fraiches et  le myrte et le buis protègent le « jardin en fleurs » du désert. Avec le jardin viendront les abeilles, les oiseaux et leurs prédateurs… la vie revient. De plus, tous ces arbres vivent des centaines d’années ! C’est donc du durable que Celui qui les a créé propose, et c'est un peu une vérité universelle avec Lui.

 
Pour aller plus loin, lorsqu’on traverse un désert dans notre vie, on peut bien sûr s’en accommoder « parce qu’il n’y a rien d’autre à choisir » comme les touaregs. Mais on peut aussi, lorsque la force revient, « planter » des essences qui feront refleurir et revivre notre désert émotionnel, corporel ou spirituel ou autre.

 

  1. Le cèdre peut être mis en lien avec la persévérance et la force. Dans les moments de désert intérieur (maladie, solitude, deuil, isolement, abandon, rejet, etc), il y a la vie. Et cette VIE ne va pas toujours être aussi aride et difficile qu’à présent. 
  2. L’acacia est résistant et arrive à saisir les petites gouttes de rosée avec ses épines ! Ma vie me semble toute tordue et épineuse, comme l’acacia. Dans ce queje vis, dans ma condition actuelle difficile, J'ai reçu comme ressources de « choper » les moindres situations rafraîchissantes, apaisantes qui croisent ma route : un rayon de soleil dans la grisaille du matin?, un parterre de fleurs multicolores?, un sourire d’une inconnue ? une lecture vivifiante?une visite inattendue? une sortie au bord du lac? tout est bon comme la manne du matin dans le désert et pas question de se plaindre de la manne!
  3. Le myrte ramène la vie par ses fruits. Peut-être ai-je déjà vu des fruits mais à ce moment-là, je n'y étais pas attentive ? Mais peut-être que, sans le savoir, mon arbre est en fleurs ? Promesse de fruits abondants permettant à d’autres de se nourrir et de se reposer ? Il ne s'agit pas de mental, mais bien de moral remonté dans et par l'êspérance, le désert semble moins aride à cette pensée parce que je suis en constante évolution vers la Vie. Même à pas de fourmi.
  4. Le cyprès aime les terrains sablonneux. Et il surplombe le désert. avons-nous quelque part dans notre être quelque chose à quoi se raccrocher et qui puisse nous faire voir le désert d'en-haut? Comme manne du matin, j'ai envie de tenter de relire les psaumes, un  par jour par exemple. Ils donnent une nouvelle dimension de hauteur, de reconnaissance même dans l’épreuve, qui me donne un confort et réconfort inespéré dans mon expérience très spéciale.
  5. L’orme laboure la terre et recueille les eaux de pluie, même rares. Sans même vouloir baisser les bras dans le désert, je prends conscience maintenant que le temps de l’épreuve (le labourage) dans l'espérance (tout ce qui me raccroche à la Vie, les projets, les envies, même si ce n'est pas pour tout de suite) produit de belles choses, des expériences rares et utiles, y compris l’envie de méditer, se remettre en question et repartir à zéro encore une fois. J'ai maintenant ENVIE, grâce à l'espérance d'utiliser  ce temps à part pour réfléchir à de nouvelles orientations dans ma vie, de nouveaux choix et qui sait, prendre du temps pour me rapprocher de Dieu … Je crois de toutes mes forces qu'Il est une source d’eau vive pour ma vie. J'ai des racines profondes créées par le manque d'eau, j'aimerai la chercher avec les racines de mon âme ! Je ressens qu'Il est prêt, tout prêt de moi pour me bénir, me réconforter, me guérir, me délivrer, me rassurer, m’entourer et plus encore.
  6. Le buis qui, malgré l’aridité, se multiplie et multiplie encore. D’autres personnes que moi passent peut-être par un désert dans mon entourage ? Courage, persévérance, espoir comme un petit lampion du bronx, choix et directions de vie peuvent peut-être soulager un peu la peine de ceux que je cotoie actuellement à l'Hopital Psy. Et cela sans rien faire. comme le buis.  C’est peut-être aussi un moyen de ne plus regarder à la difficulté (comme Pierre marchant sur les eaux), l’attention étant portée ailleurs que sur sa propre souffrance…

 
Mathilde et son dragon

 

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