savoir écrire ne suffit pas!
J'ai pris la claque de ma vie cet après-midi. Nous avions un cours avec Pascal Schouwey, un grand journaliste Genevois. Il regarde à la loupe 3 articles publiés. Le premier est parfait, "digne de la Tribune de Genève" a-t-il déclaré. (concernant un homme qui met son handicap au service des autres). C'était notre dernier article! Ca fait du bien.
Le deuxième est très critiqué mais déclaré comme bon en général. Une ou deux remarques et des propositions pour améliorer...
Le troisième article a été analysé en profondeur... c'est moi qui l'ai écrit. Il ne le sait pas. Et vlan, il n'arrète pas les critiques. Très mauvais article. Il s'agit d'un article concernant un jubilaire (un employé qui fête ses 30 ans de boîte). Nous avions fait un interview et j'ai dû bâtir un article avec cet interview. L'homme interviewé était très bavard et je n'ai pas "guidé" l'interview. En même temps, c'était mon premier interview de ma vie....
L'homme parlait beaucoup et je ne l'ai pas ramené aux questions préparées. Résultat: il parlait de plusieurs choses sans explication. La règle de base du journaliste: où, comment, quand, combien,etc... n'a pas été respectée dans l'interview. Après pour monter un article avec les éléments, c'était difficile pour moi, surtout que je viens d'arriver à la Fondation Foyer Handicap.
J'ai pris les remarques positivement, malgré ce qui m'en a coûté: humilité et ouverture.
Samedi, j'ai une nouvelle fois des interviews à conduire lors de l'inauguration du nouveau restorant Ô5 de la Fondation. Je dois interroger les employés avec une série de questions préparées cet après-midi en présence de Pascal Schouwey.
Cette fois j'ai compris. On peut dire stop et ramener à la question. Comme je vais mener plusieurs interwiews, je vais bien me concentrer et obtenir les informations qui me seront UTILES pour l'article.
Comme quoi, voici des années que j'écris et là, je me suis prise un revers de médaille et c très bien!!!
Si je vous le partage, c'est que j'en ai besoin. Et peut-être devrais-je relire cet article quand je prendrais d'autres baffes journalistiques...
Mathilde Abboud
