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premier de cordée - douze étapes vers le pardon

par mathilde

publié dans anciens écrits

Lundi 9 avril 2007

Premier de cordée - douze étapes du pardon

Comme promis, voici une des méthodes pour passer de l’amertume au pardon et à ses bienfaits. Cette méthode est tirée du livre : « Une nouvelle identité pour une nouvelle vie » de Neil T. Anderson. Editeur de Lecture Biblique (ELB), Belgique, 1999, chapitre 11 :

 

« Vous vous dites peut-être :

-         Je ne peux pas pardonner à cette personne parce qu’elle m’a trop blessé.

 

Oui la douleur est réelle. Personne n’a jamais pardonné sans reconnaître la douleur et la haine qui font partie de l’offense. Mais à moins de pardonner à cette personne, elle continuera à vous blesser parce que vous ne vous êtes pas libérés du passé. Le pardon est le seul moyen de mettre fin à la douleur. »

 --> Ecrire sur une feuille le nom de ceux qui vous ont offensé, en mettant par écrit les torts précis dont vous avez souffert (par exemple : le rejet, l’absence d’amour, l’injustice, les mauvais traitements physiques, verbaux, sexuels ou émotionnels, la trahison, la négligence, etc). Sans oublier… Dieu et soi-même.

-->Regarder la douleur et la haine en face. Ecrivez ce que vous ressentez en pensant à ces personnes et à leurs offenses. Souvenez-vous : ce n’est pas un péché de reconnaître la réalité de nos sentiments. Dieu sait exactement ce que nous ressentons, que nous l’admettions ou non. Si nous étouffons nos sentiments, nous perdons la possibilité de pardonner (parce qu’on est plus en contact avec eux).

 

-->Reconnaître l’importance de la Croix.  

C’est la Croix que Jésus a porté et sur laquelle il est mort qui rend le pardon moralement et légalement possible. Jésus a pris sur lui tous les péchés du monde – y compris les nôtres et ceux de nos offenseurs – et Il est mort « une fois pour toute » (Hébreux 10 :10). Encore une fois nous pourrions contester :

  1.  
    1. Ce n’est pas juste ! Où est la justice ?.

 la justice est dans la Croix.

--> Décidez que vous allez porter à la Croix le fardeau de chaque personne (Gal. 6,1 et 2). 
Cela signifie qu’à l’avenir, vous ne riposterez plus en utilisant contre eux l’information concernant leur péché (Luc 6 :27 et Prov. 17.9) « Celui qui couvre une faute cherche l’amour et celui qui la rappelle dans ses discours divise les amis ».

--> Décider de pardonner. C’est un effort de volonté, pas une affaire d’émotions. Un choix conscient de décider que l’autre va pouvoir sans tirer comme cela et nous libérer de notre passé d’amertume. (note de GlàD : Personne n’a envie (émotion) de pardonner, mais chacun peut décider (volonté) de le faire). Et si Dieu nous demande de le faire (note de GlàD : Mat. 18,35 ; Marc 11.25 ; Luc 7 ;47 ; Luc 11, 4 ; 2 Cor 1,10 ) c’est que nous avons le pouvoir de le faire.  L’autre personne peut avoir réellement tort , mais ce n’est plus votre préoccupation principale. Votre responsabilité est de le laisser s’en tirer. Je vous encourage à prendre cette décision maintenant  et les sentiments de pardon viendront avec le temps.

-->Remettez votre liste à Dieu et priez une prière du genre :

- Je pardonne (nom) d’avoir (citez les offenses). Si vous avez (ou ressentez encore) ressenti de l’amertume à cause de la rancune provoquée par cette offense, et que vous n’arrivez pas à vous en débarrasser tout seul, allez voir un frère ou une sœur en Christ pour lui en parler et prier ensemble, selon Jacques 5.16.

--> Détruisez la liste. (note de GlàD: Détruisez-la également dans votre coeur: décidez de ne plus jamais utiliser ces griefs contre ces personnes, ni dans vos conversations, ni dans vos pensées. Lors que la tentation revient, rappelez-vous du geste concret que vous avez fait).  Vous êtes libre. (note de GlàD : C’est aussi simple que cela). Ne dites pas à l’offenseur ce que vous avez fait. Votre pardon est une histoire entre Dieu et vous seul. (Note de GlàD :Au contraire, commencez à prier pour bénir cette personne).

--> Ne vous attendez pas à ce que votre décision de pardonner provoque des changements importants chez l’autre personne. Priez pour elle pour qu’elle puisse aussi découvrir la liberté qu’apporte le pardon (Gal. 5,1 ; 13 et 14).

--> Essayez comprendre l’autre (note de GlàD :de prendre un autre angle de vue par rapport aux personnes à qui vous avez pardonné - compréhension, situation personnelle, éducation, blessures profondes, etc) car elles aussi sont des victimes. Ce point amène progressivement à complètement désamorcer l’amertume et donne une coloration de prière toute nouvelle. (note de GlàD :Essayez, c’est génial !)

 

--> Attendez-vous à voir des résultats incroyablement positifs dans votre vie ! (note de GlàD :Une nouvelle liberté, le poids de l’amertume et du passé tragique qui s’en va, la paix avec Dieu et avec vous-même). Après un certain temps, vous pourrez même penser à ceux qui vous ont blessé sans ressentir de douleur, de colère ou de rancune. Vous pourrez être avec eux sans réagir négativement et prendre position (note de GlàD : s’ils essayent à nouveau de vous blesser) beaucoup plus rapidement.

-> Remerciez Dieu pour les leçons que vous avez apprises et la maturité que vous avez acquise suite aux offenses et à votre décision de pardonner aux offenseurs (Rom 8,28 et 29).

--> N’oubliez pas d’accepter votre part de responsabilité pour les offenses que vous avez subies. Confessez vos échecs à Dieu et aux autres (cela pourrait servir aux autre aussi) et si quelqu’un a quelque chose contre vous, allez le trouver (Mat 5,23-26). »

Voilà une des nombreuses possibilités de prendre le chemin si difficile du pardon. Oui, le chemin est raide, mais jamais périlleux ; il demande des efforts de volonté mais la récompense est grande, très grande. Et puis, si nous sommes réellement disciples de Jésus, celui qui a pu dire dans les dernières minutes de sa vie sur terre : Père pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font, alors (comme toujours avec les commandements divins) Il nous assure comme premier de cordée dans l’escalade, prend tous les risques pour poser des pitons fermes et guide par ses conseils tout au long du chemin, quelle que soit la difficulté.

 Le premier de cordée est parti devant. Toi qui souffre d’amertume, de rancune, de colère et parfois de haine et de vengeance pour des blessures (parfois très graves) dans ta vie, je t’encourage à rejoindre Jésus, escalader la montagne qu’on se fait du pardon, dans l’assurance qu’on n’est pas tout seul, ni à l’avoir fait (Il l’a fait avant nous et le fait encore chaque jour pour nos fautes) ni à le vivre seul ! Il est fidèle.

 Dans notre misère, Dieu nous tend une corde, saisissons-là et nous vivrons réellement Sa miséricorde !

 

GlàD

 

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