pense à moi, je passe mes exams!
Mercredi 8 juin 2005
Pense à moi, je passe mes exams!
Pense à moi, je passe mes exams !
SMS, e-mails, téléphones, discussions. Un seul mot dordre en cette fin dannée scolaire : CEST LES EXAMS ! Cette année tout particulièrement, sans que je ne sache trop pourquoi, plusieurs jeunes mont demandé de « penser » à eux durant cette période mise à part. Très bien. Et comme je prends tout à fait au sérieux cette demande, sincèrement je me demande comment penser à chacun deux de manière efficace si on peut dire ?
Dabord, je me dis : cest un appel du cur. Comme sils me disaient chacun dans son langage : « Eh voilà ! cest le moment tant attendu (et tant redouté) dun rite dinitiation pour passer à lage adulte. (En Suisse, cet examen sappelle Maturité. Tout est dit !). Ne me laisse pas tomber, je me sens seul(e), un peu intimidé(e) et je ne sais pas vraiment ce qui mattends après. »
Ensuite, cest aussi un moment de mise à lépreuve : le jeune va être testé pour la première fois sérieusement sur ses compétences scolaires (ou professionnelles). On ne rigole plus. Ca passe ou ça casse ! Le voilà face à ses responsabilités : sil a travaillé, sil sest engagé régulièrement, lexamen prendra une tournure plus « psychologique » : faire face à la pression du jour J. Mais les connaissances sont là. Par contre, sil a des lacunes, non seulement lambiance sera une tension, mais le contenu de lexamen le stressera. Trop tard pour rattraper ce quil na pas engrangé petit à petit. Première grande leçon de vie : la fidélité et la persévérance paie au final.
La pression psychologique de lévènement en lui-même se double dune attente importante de son entourage (famille). Pas facile. On dirait parfois que les parents passent leur propre bac à la place de leur « enfant » ! Tout le monde retient son souffle car je ne connais aucun parent qui ne soit pas fier dannoncer que son rejeton a passé son bac. Faut pas les décevoir ces petits parents !
Alors, devant tous ces enjeux bien concrets, le « pense à moi, jai mes exams » prend tout son sens. Mon problème à moi, cest de savoir comment montrer mon soutien dadulte à ces jeunes. Jai plusieurs pistes dans ma conception des choses :
- Dabord, accepter la « mission » : Oui, je te soutiens sincèrement. Je suis là, tu peux compter sur moi. Tu peux partager en toute quiétude ce que tu vis, ressens, appréhende et ta joie aussi.
- Mot dordre : disponibilité. Les moyens de communication modernes donnent énormément de possibilités de contacts rapides, simples et presque immédiats. Corollaire incontournable : avoir une écoute active et franche.
- Je suis chrétienne, mon Seigneur est vivant et Tout-puissant. Je le remets entre Ses bras damour pour deux choses : Sa présence rassurante au niveau de lévènement en lui-même afin que le jeune ne perde pas pied par langoisse, limagination débordante, le manque de sommeil ou toute autre perturbation extérieure. Quil sache quil nest pas tout seul à vivre ce moment.
Deuxièmement, que Dieu exerce sa Justice et veille sur les examinateurs pour quil soit rétribué justement, en fonction de son travail. Cela implique aussi que je prie pour que le jeune soit gardé de toute tentation de tricherie durant les exams.
Concrètement, ça veut dire que je ne prie pas forcément pour quil réussisse à tout prix son exam, mais que ce passage se fasse dans la Justice, la Vérité et la Paix de Dieu qui surpasse toute intelligence. Et cela, jai à le dire ouvertement. Cest aussi ma « mission ».
- « Se réjouir avec ceux qui rient, pleurer avec ceux qui pleurent ». Dernière étape très importante à mon avis. En cas de réussite, être très présent pour féliciter, montrer sa fierté, son amour et son soutien pour le passage à la vie adulte en quelque sorte. En cas déchec, blâmer ne sert à rien. Evidemment, cest bien plus difficile de soutenir une personne qui a échoué. Evidemment il faut dépasser sa propre déception. Mais être un solide point dencrage pour un nouveau départ, un encouragement à recommencer et être capable de tirer les leçons de léchec pour mieux repartir, cest un sacré défi ! Et là aussi, il faut du discernement et de la sagesse. Je les trouve en haut, auprès de mon Dieu. Les échecs sont aussi là pour nous faire grandir. Et le plus grand danger, cest le découragement et la révolte. Si jai prié pour la Justice de Dieu pendant les exams, je naurai pas de peine à demander à Dieu le discernement pour entourer le jeune dans son échec.
- Enfin, la persévérance. Pour moi, si quelquun me demande de « penser » à lui, cest un signal de Dieu pour me dire : voici quelquun que je te donne pour la prière. Une grand-maman très âgée ma raconté quelle avait un bâton de prière sur lequel, au fil des années, elle avait noté les noms de ceux que Dieu lui donnait. Pourquoi jemploie le mot de « donner » ? Parce que je suis convaincue que quand jentrerai au ciel, je verrais plein de gens pour qui jai prié dans le secret de ma chambre et que je me réjouirai de cela. Cela me réjouit déjà dailleurs (et souvent cela mencourage à persévérer dans la prière).
Alors voilà. Cette année, 4 nouveaux noms se sont ajoutés à mon bâton et je demande à Dieu dêtre à la hauteur de ce quIl attend de moi pour chacun deux. Pour N., R., et les 2 M., je dédie ce verset :
« Ne crains point, car Je Suis avec toi. Ne sois pas inquiet, car moi Je Suis ton Dieu. Je te fortifierai, oui, Je taiderai ; oui Je te soutiendrai par la droite de ma justice » Esaïe 41 : 10
