mon dernier voeux - histoire vraie qui ranime l espoir
Dimanche 12 avril 2009
histoires vraies qui raniment l'espoir - mon voeux le plus cher
Hospitalisée 3 semaines et demi pour des douleurs insoutenables dans les épaules, doublés d'un zona persistant, il a fallu des semaines
d'essais d'antidouleurs et d'examens pour qu'on me diagnostique (mais ce n’était que le premier d’une longue série….) une fibromyalgie qui paralyse de plus en plus mon bras droit et me fais
souffrir terriblement dans l'épaule gauche et dans le dos. Durant mon séjour et malgré mes souffrances physiques, j'ai vécu des moments d'émotions intenses et marquants, aussi bien avec
le personnel soignant très présent et attentif qu'avec les autres patients.
Ce sont ces histoires entre patients, cette entraide dans la douleur et la souffrance que je veux partager dans la série d'articles qui vont suivre, histoires qui réchauffent le cœur dans des
moments si difficiles.
L’histoire que j'ai envie de partager s'intitule Mon voeux le plus cher!
Nous étions assis un matin après le petit déjeuner dehors, avec un café et une clope avant les soins, profitant des premiers rayons du soleil. Notre groupe était très soudé et quelques personnes
gravitaient discrètement autour de nous, sans faire de bruit. Ce matin là, je philosophais avec une des patientes et un vieux monsieur était également assis tout près, sur le même banc. En trois
semaines et demi, j'ai du entendre sa voix peut-être 3 fois pour dire comme il était discret. Je ne sais plus ce qui m'a poussé à dire à ma voisine: une chose est sûre, j'ai un grand objectif
mais je ne sais pas si je vais l'atteindre : arriver sur mon lit de mort et pouvoir sourire. Ma voisine, surprise, me regarde et me demande plus de précisions. Le vieux monsieur tend
l'oreille...
Ben oui, je dis, je voudrais pouvoir sourire parce que j'aurai tenté de faire dans ma vie ce qui me semble juste et droit, autant que faire se peut bien sûr, je ne suis qu'humaine... Tant de gens
arrivent à la fin de leur vie et se demandent ce qu'ils ont fait de leur vie ou regrettent ce qu'ils auraient voulu faire et n'ont jamais osé faire, je trouve cela triste.
C'est alors que le vieux monsieur, très discrètement sort son mouchoir en tissu de sa poche et s'essuie les yeux. Il me regarde avec un beau sourire (je l'ai très rarement vu sourire) et me dis
avec son accent espagnol: c'est tellement beau ce que tu viens de dire Mathilde ; je vais le vivre, je vais le vivre!
Et ma pomme de me mettre à pleurer de le voir pleurer... quel instant magique!
Mathilde et
