le barjot du marteau livré aux psychiatres... fait divers, sale réalité
hello les amis du net qui me suivent sur mon blog. d'abord un grand merci de continuer à lire mes écrits parfois découragés, donc peut-être décourageants... Ma mère me disait toujours: tu es fatiguée donc tu es fatiguante... peut-être est-ce là aussi le cas?
Bref, aujourd'hui, j'écris à propos d'un titre de journal de m.... gratuit donc.
Nous avons eu un groupe dit thérapeutique qui s'appelle "presse". Dans ce groupe, chacun prend un journal d'aujourd'hui et pendant un quart d'heure, on lit et on choisit chacun un article qui "nous parle". Moi, évidemment, j'ai pas pris la naissance d'un petit panda dans le zoo de la garenne...
j'ai pris un article pour faire un peu "pavé dans la marre" comme d'hab.
"Agresseur livré aux psychiatres". J'ajoute juste une phrase de l'article qui est plutot un entre filet de 12 misérables lignes: "Il s'agissait de définir si son acte résultait de troubles de la personnalité ou, ..., d'évènements survenus dans sa jeunesse et du stress postraumatique qui en a découlé". Le type a défoncé la gueule à coups de marteau et l'a défiguré il y a deux ans. on pourrait paradigmer des heures sur le fait que, tout de suite, c'est d'un psychopathe peut-être dont on parle et qu'il va "éviter la prison" en passant par le start Unité carcérale de BI.... mais là n'est pas mon sujet.
C'est le mot qui frappe, et pour une fois pas la photo qui choque. Le mot LIVRé aux psychiatres. Pourquoi pas livré aux lions ou livré comme une livraison de viande? Cet homme est hors norme, pas de doute. Mais Livré aux psychiatres, quand on connait ce que c'est qu'une expertise psychiatrique et qu'on se souvient, oui m'sieu dame, que la psychiatrie n'est pas une science exacte, c'est plutot livré au public dans l'arène. Je ne défend nullement le forcené qui est en fuite depuis plusieurs jours, mais traquer une personne et la livrer comme une lettre à la poste pour le bon destinataire: BI, j'aime pas!
Et moi je dis, aujourd'hui, si on continue à me laisser là où ce genre de personnes ont été livrées (et il y en a dans mon unité!), c'est moi qui risque un jour d'être dans l'arêne, livrée en spectacle!
