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atelier d'ecriture

Je suis venu de loin, de très loin

par mathilde

publié dans atelier d'écriture

Atelier d'écriture du 7 juin 2011

4 mots donnés par les autres participants. Faire une histoire ou texte libre

les 4 mots:

Personne mystérieuse âgée
le ciel
un slip
brumeux

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Je suis venu de loin, de très loin...

Je n'ai pas d'âge, Mathusalem est jeune à côté de moi.

Et je suis mystérieux parce que personne ne m'a vu.

 

J'ai traversé de nombreux déserts

Qui m'ont modelés, chacun à leur façon.
L'un était pierreux et froid.
L'autre était sablonneux et brûlant, brumeux parfois.
Tous m'ont appris la patience,
La confiance qu'après la nuit vient toujours
 

Une nouvelle journée à découvrir.

Mon âge me permet de parler avec assurance
A des plus jeunes que moi qui cherchent leurs chemins.

J'ai des bras pour accueillir le ciel entier.
J'ai des mains pour aider ceux qui en ont besoin.
J'ai des pieds pour marcher sur n'importe quel sol
Et porter ceux qui sont fatigués.
Et j'ai un coeur qui accueille tous ceux
qui désirent me prendre comme référence spirituelle.

J'aime tout le monde.

Mon habitat est très brumeux.
Je me cache

Pour mieux être trouvé par les hommes.

 

 

Mathilde le 7 juin 2011

 

 

 

 

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Dans la fumée de ma confusion

par mathilde

publié dans atelier d'écriture

Atelier d'écriture du 24 mai 2011:

L'animatrice lit quelques poèmes de Pablo Neruda (La Centaine d'Amour). Chacun va chercher ou chasser les mots qui lui parlent pendant la lecture. Avec cette chasse, chacun se lance dans l'aventure de l'écriture libre.

 

Les mots chassés: 

souffrance, grand'peine, grande douleur. Sonnets de bois vs sonnets d'argenterie

hache, couteau, canif pour bâtir de petites maisons d'amour, la croissance des noms qui font lever le jour. Laisse moi naviguer et dormir sur ton nom.
couronne d'épine, corolle de colère
fumée, coupe, présence céleste
un chemin de brûlure.

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Dans la fumée de ma confusion

Couronne d'épines d'accacia
Souffrance et grandes douleurs
Hache, couteau et canifs se liguent tous contre moi pour m'achever
Dans la fumée de ma confusion
Il y a un chemin de brûlure dans mon coeur.

 

Manichéen à outrance, le bien, le mal, rien d'autre

Qu'est-ce le bien pour moi? pour les autres?
Qu'est-ce le mal pour moi? pour les autres?

 Laissez-moi tous
Laissez-moi naviguer sur le flot de la vie
déjà si difficile sans vous.
La coupe de ma colère est pleine
Laissez-moi tous tranquille
Naviguer sur les eaux tumultueuses de la vie
que certains disent déjà courte. 

 

 

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Le stroumpf grognon

par mathilde

publié dans atelier d'écriture

Atelier d'écriture du 10 mai 2011

L'animatrice met une musique rythmée sans parole. A nous d'en inventer ou de décrire ce que nous inspire cette musique.

 

Le Stroumpf grognon

REFRAIN

Alors vas-y, lève toi
Redécouvre la pleine joie
C'est un passage, juste un passage difficile
Tu verras, Ca n'sera pas toujours ainsi.

 

1. Moi? chuis molle et démotivée
j'accepte pas ce qui m'est arrivé
J'vaudrai bien faire autrement
Et arrêter de toucher le fond.

 

2. Moi, chuis pas contente de mon sort
J'vaudrai en sortir, bien en dehors
J'accepte pas d'être invalide
Chaque jour j'en ai les yeux livides.

 

3. Moi, ch'suis sûre qu'il y a une issue
Mais où et quand? ch'suis déçue
J'accepte pas ma situation désoeuvrée
Alors que j'ai plein de choses à apporter.

 

4. Moi, ch'suis fatiguée et dégoutée
Seule et mal équipée
J'accepte pas la solitude stérile
J'voudrai un monde plus compréhensif.

 

5. Moi, ch'suis molle et démotivée...
pas contente de mon sort imposé...
Moi, ch'suis fatiguée... dégoutée...

Mais...

refrain

 

 

Mathilde le 10 mai 2011

 

 


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Le vert tige

par mathilde

publié dans atelier d'écriture

atelier d'écriture du 26 avril 2011 sur le thème de la couleur verte (20 min)

 

Le vert tige

Vert, vertige de l'escapade en montagne. 

Elles sont parties toutes les deux tout sourire et de tout de vert vertu. Vertu d'une croisade contre les ondes électro-magnétiques qui piègent la planète d'un arceau aux multiples facettes.

Elles sont parties pour montrer au monde qu'on peut vivre sans micro-onde, sans portable en tout genre, sans électricité, sans.... ou plutôt avec beaucoup de choses à redécouvrir sur la planète bleue aux continents verts.

Elles ont pris le strict minimum pour vivre: une tente (elles construiront un tipi plus tard), des habits chauds verts pour ne pas faire peur à la faune, éthique.

Elles sont parties dans un brouhaha médiatique qu'elles ont maintenant quitté depuis 12 ans. Un journaliste a pourtant retrouvé leurs traces et elles font à nouveau la une des journaux: ces deux petits bouts de femmes ont reconstruit un village abandonné et des adeptes sont arrivés pour le repeupler et l'habiter durablement. 

On entend au loin les cris de joie des enfants qui jouent dehors, sans console; des femmes étendent les draps blancs sur l'herbe et des sifflotements d'hommes au travail dans les champs. Clic clac; clic clac. Le journaliste prend des photos de ce petit miracle écologique.

Mais pour qu'il arrive au village, il a dû d'abord montrer patte blanche: Pas de natel, même éteint et sa voiture bourré d'électronique à distance. Il a dû troquer son bel appareil photo numérique par de l'argentique et monter à pider les deux derniers kilomètres.

Elles s'en moque de faire la une des journaux: Elles sont heureuses ainsi, qui va bien le leur reprocher?

 

Mathilde, le 26 avril 2011

 

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le cochon et le scotch

par mathilde

publié dans atelier d'écriture

Atelier d’écriture du 23 novembre 2010

 

Jeu: raconter l’évènement de la rencontre entre un cochon-tire-lire d’économie tout scotché et un rouleau de scotch. (si si, c’est vraiment le jeu!)

 

Monsieur Cochon

Imite bien.
Limites
Il dépend des mains qui le touchent

Il se remplit

Il se vide
Au gré de son propriétaire indécis.

Mais pour avoir l’argent acquis

Il faut  l’éventrer!

Il a un trou en fente sur le dessus du dos

Et un trou rond sous le ventre.

L’acquisiteur devenu inquisiteur 

Cherche fébrilement 

comment le vider rapidement

C’est que le bougre est bien rempli.

Deux solutions possibles:

Une invisible mais longue, même avec un couteau plat...

Une visible mais honteuse

Car sur le cochon est écrit

PARTICIPATION

Pas facile de prendre la décision.

Après plusieurs essais rapides et discrets

Le voleur se décide pour une méthode plus radicale.

Il soulève le cochon et le fait exploser.

Oh surprise! Ce n’est que de la grenaille

Des p’tits sous, des souris

Le voleur se décide

Il va jusqu’au bout de son larcin

Mais comment refermer le ventre sans que cela se voit?

Im-pos-si-ble

Alors il prend le scotch sur la table et reverme le trou béant

Mauvais plan...

Alors pour soulager sa conscience bien éculée

Il remet de son larcin la moitié

Par la fente du dos

Il revoit

PARTICIPATION

Et il a honte.

Et continue frénétiquement à recoller le trou avec le scotch

Il pèse et sous-pèse l’animal. Aïe. Pas assez

Pas assez pour lui.

Pas assez pour la participation

Alors il cache la tire-lire

Et fait comme l’autruche.

Le scotch reste sur la table

Comme complice du malfrat des crusilles

Que peut-il faire pour lui pour le dénoncer?

Il peut simplement se décoller du ventre 

Et les pièces se libèrent avec un fracas

Assourdissant.

 


 

Mathilde, le 23.10.2010


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les dicodeurs 1

par mathilde

publié dans atelier d'écriture

Les dicodeurs - version atelier d’écriture

 

Jeu d’écriture de l’atelier du 25 janvier 2011:

L’animatrice choisit un mot dans le dictionnaire, à nous d’en écrire la définition. L’humour est la bienvenue également.

 

Le mot du jour:

BéLINOGRAPHE

 

 

Un bélinographe est un marqueur.

En effet, il retranscrit tout ce qui concerne Belin, 

le fabricant de P’tit LU.

Si les ventes augmentent, le bélinographe affiche les actions Belin à la hausse,

Tandis que si les enfants font grève et ne veulent plus de p’tit LU

mais autre chose à leur gouter, il affiche les actions à la baisses.

Ces dernières années, le bélinographe a tellement baissé 

car le marché a été conquis par les concurrents,

qu’on n’en parle même plus.

C’est comme le pommographe 

depuis que les enfants ne mangent plus de pomme

ou comme le pornographe

depuis que ces ex-enfants croquent dans la pomme. 

 

 

PS: Le dictionnaire de mon Mac reconnait le mot sans le souligner! il a plus de culture que moi. 

 

 

Pour info

Cette invention, présentée en 1907 par Belin dans les ateliers de Georges Méliès, permet la transmission à distance de texte, de document, et surtout de photographie ; elle sera très utilisée par les reporters de presse jusque dans les années 1960-1970. Dans ce milieu, cette machine est communément appelée « la Bélino ». pour plus de renseignement, rdv sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Bélinographe 

 

Mathilde, le 25 janvier 2011

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Célia et sa muse

par mathilde

publié dans atelier d'écriture

Atelier d’écriture du 18 janvier 2011

Atelier prélimaire: collage sur mon paysage idéal

pastedGraphic.pdf

 

20 min pour écrire les singularités, les particularités de ce paysage idéal.

 

 

Nue et lumineuse tu es, toi Célia, la femme du centre. Pourquoi donc fermes-tu les yeux et souris-tu?

  • Parce que c’est le bonheur parfait...
  • Ah bon? Moi qui croyais que tu avais beaucoup de soucis, que tu t’ennuyais et que tu traînais soit au lit soit sur les escaliers à fumer des cigarettes? Je te croyais vraiment au fond du trou!
  • Ca dépend de quel trou on parle... Là, je jouis simplementparce que je rêve à mon paysage parfait. Et c’est merveilleux.
  • As-tu envie de raconter ce que tu vois?
  • Oui, je vois d’abord en fond d’écran une nature profonde, une forêt vierge. C’est le matin et tout s’illumine presqu’horizontalement. Les feuilles les plus vertes transportent plus loin la lumière. C’est là que toute l’aventure de cette femme (moi, Celia) commence.
  • Une aventure? Mais tu me parlais d’un paysage idéal. Ce que tu es inconstante ma pauvre Célia.
  • Oui, une aventure. Imagines-toi que dans cette forêt vierge il y a un cours d’eau magique. Si tu t’y penches, et fais un voeu ou une demande, cela s’accomplit.
  • Et bien sûr tu as fait un voeu...
  • Oui exactement. J’ai demandé à avoir accès à ma muse, pouvoir la voir.
  • Raconte!
  • Ma muse est à cheval et chaque pas du cheval qu’elle chevauche touche une terre vierge, comme quand on écrit. On marche le premier dans la neige haute. C’est jouissif. Elle est magnifique, très fine et très féminine. Son habit ajusté sort d’un atelier de haute couture et elle tient ses hanches en signe de victoire, de domination ou de force.

Puis la muse me transmet à travers l’esprit une silhouette lumineuse qui est l’inspiration. Et c’est grâce à elle que je peux écrire et produire de l’écrit anonyme artisanal.Je dépose mes productions sur l’eau. C’est encore lumineux en forme de bougies flottantes. Ces productions partent au fil de l’eau, vers la connaissance qu’auront les autres de mon art. L’eau c’est le papier par exemple, mes blogs, mes coups d’gueule, mes contes, etc.

Et là, je ferme les yeux et je me laisse submerger par le bonheur du feu sur l’eau tranquille.

  • T’as bien fait de me lire ton collage, je ne le voyais pas comme ça.

 

 

Mathilde

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Elle attend

par mathilde

publié dans atelier d'écriture

brise glace Atelier d’écriture du 11 janvier 2011

Ecoute d’une musique et écrire quelque chose qui m’amène à l’univers musical

 

Elle attend. Assise sur une chaise, sa p’tite jupette bien plissée.

Elle attend. Qui ou quoi? Seule.

Elle écoute la musique pour passer le temps

L’ambiance est feutrée et l’orchestre joue un de ces succès d’années.... passés comme présent

Elle attend.

Le thème du morceau est répétitif. Tiens! comme sa vie. 

Mais lui est tantôt appuyé, tantôt langoureux, langouste heureuse, avant le court-brouillon.

Les notes, les mêmes, inlassablement, en lasso, 

sont reprises par des choeurs à corps, perdus parfois

Elle attend.

Inlassablement elle attend.

Un cavalier aux yeux doux et au coeur rude?

Une cavalière qui l’accompagnerait un bout de chemin en vadrouille de coloc?

Elle attend de voir,

comme cette chanson à diverses impulsions,

la prochaine dans sa vie.

La fin est bien triste. Pas langoureux, juste une petite note et pouf! tout est fini. Les feux de la rampe s’éteignent. 

Elle est toujours sur son siège, personne n’est venu.

C’était le dernier slow de la soirée.

Elle repart mais dans son coeur 

Elle attend

de pouvoir vivre sans rien attendre des autres. Le slow serait bien différent 

Un, deux, trois, quatre pas légers se déplaçant sur le sol même seule, qu’importe.

Je t’aime se dit-elle à elle-même puisque personne ne le lui dicton banal.

Elle a tendance à s’emballer aujourd’hui sous sa p’tite jupette bien plissée. Pardon d’en dire trop ou pas assez.

 

 

Mathilde

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le fou gère vs la fougère

par mathilde

publié dans atelier d'écriture

Atelier d'écriture du 7.12.2010

Avec les 7 mots donnés, faire une histoire:

Alain Delon, Veste, lion, Genève, voyager, chaleureux, une fougère

  fougeres.jpg

 

Alain Delon fit un jour un voyage à Genève, invité chaleureusement par le comité d'organisation du Jardin Botanique. Il portait, pour la circonstance, une veste à carreaux avec le dessin d'une fougère.

 

Il arriva au Jardin Botanique ne sachant pas exactement ce qu'on attendait de lui. Alors il rentra par la porte où se trouvent les animaux, croyant voir un lion en cage. Il fut bien déçu lorsqu'il ne vit que des flamands roses et des cerfs...

 

Puis on le fit entrer dans la serre chauffée où se trouvait de nombreuses plantes exotiques. Il visita poliment toute la serre.

- Mais que fais-je ici? se demanda-t-il

 

Arrivé dans le coin des fougères, un miracle se produit.

Une des fougères malade, vraiment mal en poin, se pencha jusqu'à atteindre la fougère dessinée sur la veste d'Alain Delon. Il fit un pas en arrière, apeuré par cette étrangeté. Les autorités lui dirent de ne pas bouger et que tout allait bien se passer.

 

La fougère entourra généreusement Alain Delon et poussa de petits cris presqu'inaudibles.

- Ne bougez pas, ce n'est pas fini.

- Mais...mais... je.... ne ... comprends pas... ce qui se passe...

- On vous expliquera après!

 

La fougère commenca une danse nuptiale face à la fougère dessinée. Puis se colla à elle et ne bougea plus pendant quelques instants.

SURPRISE

 

Puis elle se retira comme la mer se retire de la plage. Ce fut la fin du miracle.

 

-Alors, alors, que s'est-il passé? demanda M. Delon impatient, presque terrifié.

- Cette fougère était en train de mourir et personne ne pouvait l'aider.

- Elle cherchait son âme soeur pour s'accoupler.

- Voilà qui est fait.

 

- Merci M. Delon d'avoir permis qu'elle porte des semences et se réalise enfin!

- Pour la circonstance, nous appelerons cette sorte de fougère Alain Delon. Merci.

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Délire du jour: La feuille et le Graal

par mathilde

publié dans atelier d'écriture

Atelier d'écriture du 9 novembre 2010 - face à un dessin collectif absolument aléatoire. Sur ma feuille on pouvait peut-etre reconnaitre: des pieds, une main, un personnage de la forme de la lettre grecque phi, une coupe, un crucifix, marcher vers, dans la direction de, une feuille d'arbre en automne.

 

voici mon texte:

 

 

Il était une fois un voleur de Graal qui parcourait tout le vaste pays. Il avait l'oeil mauvais le bougre car sous ses atours de chercheur à but lucratif, sa philosophie, oui sa philosophie était bien simple: VO-LER. Ce pouvait bien être l'objet le plus sacré du monde ou le crucifix qui en est la clé, il n'en avait que faire de la vénération des autres. Les autres brigands l'appelait toujours le philosophe.

Pourtant, au plus profond de son coeur, il cherchait l'amour, la bienveillance, la douceur. Il découvrit un jour lors d'une balade en foret une simple feuille d'arbre aux couleurs d'automne et la ramassa.

Comme il n'avait plus droit de cité et devait emprunter ce qu'on appelle le chemin des brigands et des oisifs et fatigué de sa quête, le gaillard s'assit sous un arbre pour se reposer. Il regarda et regarda encore la feuille qui lui disait:

Il n'est plus juste que vous chassiez le Graal. Point besoin de marcher en direction de l'objet. Reposez-vous car il est en vous!

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