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atelier d'ecriture

Des contes revisités par Mathilde

par mathilde

publié dans atelier d'écriture

atelier d'écriture du 27.3.2012 - un dessin collectif - écrire à partir de ce dessin.

 

Il était une fois un petit monstre avec 6 dents qui se promenait dans la forêt. Il allait chez sa grand-mère lui apporter un pot de gloubi-boulga pour la fortifier car elle était souffrante.

 

Sur le chemin, il rencontra le dragon de la forêt. Il n'avait pas peur du dragon qui avait déjà été vaincu par le prince de la belle aux bois dormants.

Ce dragon lui dit:

- Miam, du gloubi-boulga. Et engloutit tout le pot d'un coup. Puis s'en alla. Le petit monstre avait bien fait de ne pas avoir peur.

 

Il arriva chez sa grand-mère qui lui dit:

- Tire la bobinette et la chevillette cherra...

Le petit monstre entra et trouva sa grand-mère bien grosse et grasse depuis la dernier fois qu'il l'avait vue.

- Grand-mère, que tu as de gros yeux!

- C'est pour mieux te regarder mon enfant....

- Et comme tes écailles et tes ailes sont nombreuses!

- C'est pour mieux voler mon enfant...

- Et comme ta bouche est grande!

- C'est pour mieux....

 

Le petit monstre se souvint tout à coup du petit chaperon rouge. C'était le dragon dans son histoire qui avait envie, après sa grand-mère, de le manger.

Il passa par le nez du dragon pour aller chercher sa grand-mère. Pendant ce temps le dragon ne pouvait plus respirer ni cracher du feu, il était comme paralysé.

 

Une fois que le petit monstre a sorti sa grand-mère, il mit deux bouchons dans les narines du dragon qui s'enfuit à toute vitesse. Il tentait d'enlever les bouchons sans succès alors il alla voir un marabout qui les lui enleva. Il se jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y reprendrait plus.

 

 

 

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l'étoile de Noël

par mathilde

publié dans atelier d'écriture

Ils avancent dans le froid

Elle est enceinte ma foi

Il la soutien de son mieux
Pour arriver jusqu'au Saint lieu.

 

Quand elle accouche, Elle arrive

L'étoile de Noël avec sa grive

Elle éclaire si fort l'étable

Que les bergers guidés

Trouvent "l'auberge" et sa table

Dans leur coeur réjouis

De cette sainte nuit.

 

L'étoile scintille et brille

Mais pas seulement, elle oscille

Pour mieux montrer le chemin

Aux anges divins.

 

L'étoile de Noël ravive

Nos coeurs avides

D'un miracle urgent

Celui d'un enfant

Qui devenu grand

Sera dans le coeur des gens.

 

 

Mathilde, dernier atelier d'écriture de l'année, 20 décembre 2011

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Atelier d'écriture

par mathilde

publié dans atelier d'écriture

Aïkus (à ma sauce) dédiés à Valérie, l'animatrice de l'atelier d'écriture dont c'était le dernier aujourd'hui. Elle s'en va vers de nouveaux horizons...

 

 

 

1. Sur la page blafarde
Avec des jeux d'écriture mémorables

La plume de l'artiste bavarde.

 

 

2. Aiguisez vos doigts, préparez-les
C'est l'heure de jouer avec les mots

Cherchez-le au fond de vos cerveaux.

 

 

3. Du rituel replet de la liste de présence

Aux jeux abstraits de la triste plaisance

Valérie a su mener la barque avec aisance.

 

 

4. Nos textes sont dures ou drôles parfois

Et résonnent en chacun de nous ma foi

D'une manière particulière à chaque fois.

 

 

5. Nos voix traduisent nos maux
Nos mots qui s'entrechoquent

Entre-chats sur un air de piano.

 

 

6. Aujourd'hui, c'est la fin d'une ère

Valérie s'en va, allez! du nerf

Nous, on continue sans en avoir l'air...

 

 

 

Valérie, vous me manquerez.

Mathilde, le 21 novembre 2011

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le spleen de Baudelaire revisité en atelier d'écriture

par mathilde

publié dans atelier d'écriture

Jeu: Lecture de la quatrième partie du spleen de Baudelaire. Attraper au passage quelques mots ou phrases et en faire un poème à son tour:

 

mots pêchés:

Quand le ciel - l'horizon embrassant - Quand la terre - plafonds pourris - peuple muet - dans mon âme l'espoir - Quand la pluie.

 

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Quand le ciel est dégagé malgré la brume blanche

Quand l'horizon embrassant de lourdes silhouettes étranges

Un peuple de petits muets traîne dans mon âme l'espoir.

Quel espoir? Le plus grand je crois

 

Quand la pluie draine les larmes confuses de tous les désespérés
J'oscille de droite et de gauche pour ne pas sombrer

Des plafonds pourris  tombent sur mon crâne rasé

Quel désespoir? Le plus grand je crois.

 

Quand la terre respire l'odeur acre de la sueur
Elle s'ébranle, muette mais agissante, en lueur

Quelle respiration? De grandes vagues je crois

 

Quand mon coeur rabiboché et secoué par la vie
De ses blessures et meurtrissures reprend l'envie

Alors? quoi?

 

Alors la lueur du tunnel qui gèle et grèle grandit

Pour offrir, si tant soit peut, un véritable espoir de mieux-être.

 

 

Mathilde, le 8.11.2011

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Si tu peux... si tu pouvais...

par mathilde

publié dans atelier d'écriture

Atelier d'écriture du 25 octobre 2011

Sur un texte de R. Kipling, nous sommes devenus pour un instant des "chasseurs de mots". A la lecture du texte "Tu seras un adulte mon fils", chacun a glâné des mots ou des bouts de phrase pour après se lancer soi-même dans l'écriture. Voici ce qu'il en est sorti pour ma part:

 

Si tu peux... si tu pouvais...

Sans aucune rancune
Je cours jusqu'à la Dune
Sans perdre ma dignité
Je pardonne au brave qui m'a supporté

Sans un seul geste, sans un soupir
Car la vie ne permet pas de rebâtir

Sans tenir compte de ta bouche folle
Voir détruire l'oeuvre d'un couple rafistolé
Sans que ta tête ne soit ton courage
Mais que ta bouche est folle de rage.

Si tu peux juste m'écouter et méditer
Alors il y aurait une issue et une fin sage et digne
à une page de mon histoire, autant qu'à la tienne.

Si tu peux... si tu pouvais... Mais malheureusement ce n'est qu'un rêve

 

Mathilde, le 25 octobre 2011 

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le choix du loup...

par mathilde

publié dans atelier d'écriture

Atelier d'écriture du mardi 4 octobre 2011

Jeu: 5 mots donnés par les autres participants du groupe. Faire une histoire ou un conte ou une poésie avec ces 5 mots placés au moins une fois.

Mots: un vieillard - sage - marcher - en pleine causerie - loup.

 

Le choix du loup

Un vieillard sage était en pleine causerie avec le loup de la fable du petit chaperon rouge après l'histoire.

-As-tu compris la leçon maintenant, le loup?

- J'ai compris une chose: les grand-mères sont dangereuses car elles peuvent avoir des ressources cachées pour s'en sortir!

- As-tu mal au ventre avec toutes ces pierres? peux-tu marcher?

- Non justement, je viens à toi pour que tu m'aides à les enlever.

- Et comment veux-tu que je les enlèves?

- Par césarienne, vous étiez chirurgien avant non?

- Je pourrai le faire... mais...

- Mais quoi?

- Je ne suis pas sûr que tu aies compris profondément la leçon de la vérité.

- Comment ça?

- Tu n'as fait que mentir au petit chaperon rouge et à la grand-mère. y aura-t-il d'autres mensonges pour d'autres chaperons rouges ou grand-mère?

Le loup resta abasourdi. Il n'avait pas pensé que ses mensonges l'avaient conduits tout droit à la catastrophe. Pour lui, il voyait cela juste comme un échec, une mauvaise stratégie ratée... Cela le fit réfléchir. Le vieillard attendait tranquillement.

- Ah... alors vous m'enlevez mes pierres si je ne dit plus que la vérité?

- Tes pierres représentent tes mensonges accumulés. Elles sont lourdes à porter et encombrantes. A toi de choisir. Ou tu t'engages sincèrement  à ne plus dire de mensonges, ou tu gardes tes pierres car je ne t'aiderai pas.

Le loup réfléchit à nouveau.S'il refuse, il souffrira toute sa vie de menteur et d'autres pierres s'accumuleront. S'il accepte, il devra se résoudre à dire la vérité.

Et le loup choisit.

 

Mathilde, le 4 octobre 2011

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Vous avez quelque chose d'important à dire à quelqu'un

par mathilde

publié dans atelier d'écriture

Atelier d'écriture du 6 septembre 2011.

Jeu: Vous avez quelque chose d'important à dire à quelqu'un...

 

Je marche lentement, pensant intensément à comment le lui dire... La forme me paraît aussi importante que le contenu. J'essaie plusieurs formules toutes faites dans ma tête. NON! Ca ne colle pas avec l'importance de ce que j'ai à lui dire.

Faut-il lui dire "cher..." alors que ce que je veux lui dire est plein de remontrances? Faut-il une introduction pour ne pas rentrer trop vite dans le vif du sujet? L'idée est de dire ce que j'ai sur le coeur mais sans blesser l'autre. Pas facile! Etre vraie mais avec une certaine douceur qui montre que l'autre a de l'importance pour moi.

Vais-je me défiler en écrivant un texto/sms? Trop interprétable de plusieurs manières et peut-être pas la bonne. 

Vais-je lui téléphoner, prendre de ses nouvelles et ensuite lui dire ce qui est important pour moi? Je trouve ce moyen lâche.

Non, c'est soit une lettre, soit je le rencontre et je lui dis en face. Encore un choix, le dernier.

Si je choisis de le rencontrer, je risque d'être "embobiné" par ses excuses confuses et ses promesses diablesses qu'il ne tiendra de toute façon pas. Comme d'habitude.

Reste la lettre. Elle permet de poser les mots avec délicatesse et justesse, tranquillement sans être dérangée. Elle permet aussi que l'autre puisse  relire tranquillement le texte pour bien en appréhender le sens et l'importance. 

C'est décidé, je lui écrirai...

 

Mathilde, le 6 septembre 2011

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l'engin fantastique

par mathilde

publié dans atelier d'écriture

Atelier d'écriture du 23 août 2011

J'ai fait un carré. Puis ma feuille à passer dans les mains de chaque participant qui a mis ce qu'il voulait dans le carré. Certains sont sortis du cadre. Ecrire une histoire à partir de ce dessin.

 

De nombreuses fois il avait jeté le filet
Une ou deux misérable prises, c'est tout.

 

Alors, au lieu de continuer, il se coucha, s'endormit dans sa barque et rêva. Il rêva d'un engin qui pourrait aller draguer le fond de l'eau et, combiné au filet et à une corde, il ramènerait beaucoup de poissons.

Une fée vint dans son rêve et visualisa puis concrétisa cet engin. Quand il se réveilla, il avait devant lui l'engin de ses rêves!

Il le mit dans sa barque et alla un peu au large. Mis à l'eau, l'engin coula jusqu'au fond. Dans son rêve, il n'avait pas pensé à avoir une corde assez longue et solide pour le remonter...

Il lâcha la corde et l'engin fut perdu aussi vite qu'apparu.

Finalement assez déçu de cette expérience, il reprit ses vieux filets rapiécés et alla pécher comme d'habitude. 

Mais il entendit une voix qui lui dit:

"Lance tes filets de l'autre côté de la barque"

Il avait le choix: soit il faisait comme d'habitude sans écouter la voix, soit il écoutait cette voix et sortait péniblement ses filets pour les jeter de l'autre côté. 

Il choisit d'abord de ne pas devoir faire l'effort. Mais rien ne se passa.

Puis il décida de tenter le coup (après tout il avait bien vu se matérialiser un engin de ses rêves) et lança ses filets dans la direction indiquée. D'abord... rien!

Puis d'un seul coup les filets débordèrent et il dû appeler ses collègues sur la berge qui restèrent ébahis. Du bon, du beau gros poisson à foison.

Il se dit alors qu'il aimerait bien savoir qui lui avait dit de pécher à contresens. Parfois moi aussi je marche à contresens et je trouve des portes inconnues et miraculeuses. Il suffit d'y croire je crois....

 

Mathilde le 23 août 2011

 

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Aïku sur le thème "ombre et lumière"

par mathilde

publié dans atelier d'écriture

Atelier d’écriture du 9 août 2011

 

Thème: Ombre et lumière - rédaction libre

 

J’ai choisi de faire des Aïku, petits poèmes en 3 vers

 

 1. Ombre, sombre, ténèbres, noirs angoissants
soleil, rayon, lumière revigorants

 soleil noir, rayon d’ombre, antipasti de contractions.

 

 2. Il n’y a plus d’ombre
là où la lumière

jaillit resplendissante.


 carte eveil 2.4.10 mathilde imagr

3. Pénombre entre chien et loup

Aurore où personne n’est debout

Le gris magistral règne en maître.

 

4. Lumiombre, ombrière

Soleil de printemps

Ombre de l’hiver.

 

5. Le ciel s’assombrit

le rayon de soleil s’épaissit

Vivace lumière dans un avenir pluvieux.

 

6. Un point d’ombre

Sur une feuille blanche

Salis la luminescence de sa blancheur.

 

7. Le ciel s’éclaircit

après le passage d’un tsunami

Mais les coeurs restent dans l’ombre de la peur.

 

8. Terre sombre, terre arrable!!

Promesse d’une bonne moisson

Si le soleil fait sa saison.

 

9. Tête baissée fait de l’ombre

Aux yeux aveugles de clarté

Manque de sagesse!

 

et le petit dernier pour rigoler:

 


Les yeux gris sombre de mon chat
Expriment tellement de lumière 

Que j’en reste baba!

 

Mathilde 

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sur la plage de sable blanc

par mathilde

publié dans atelier d'écriture

Atelier d’écriture du 19 juillet 2011

 

Je vois une plage immense de sable blanc

Grains innombrables à perte de vue.

Mon esprit, alors que je marche pieds nus dans le sable, 

divague, tourne boule et vascille entre torpeur, angoisse rentrée et réconfort. 

L’immensité du lieu me fait peur. Peur de la solitude.

Tandis que les vagues qui caressent mes pieds de manière rythmée

me réconfortent par la grande présence de la mer.

Je distingue sur le sol des trous faits par des crabes.

Un instant, j’en aperçois un et je le prends par sa coquille.

Nous sommes deux! Youppie!

Et pourtant mon coeur continue a crier famine de présence. Vous vous doutez bien

ce n’est pas un crabe qui va me tenir dans les bras! Dieu, tu es là. Tu réponds à ma famine.

Le chant doux des vagues qui se perdent sur la plage immaculée se transforme en chant

des sirènes. Au loin là bas, la tentation. Elles m’appellent, me somment de quitter la plage pour entrer dans l’eau et les rejoindre. Leur chant est de plus en plus intense. Mon angoisse augmente aussi. 

Alors pour une fois, j’écoute mon coeur et je sublime ces chants, je les ignore jusqu’à 

l’apothéose: le crabe vient de me pincer. Aïe! 

Je reviens à moi, je reviens sur la plage sécurisée et évite sciemment les vagues dansantes. Cette fois-ci, elle ne m’auront pas.

 

 

Mathilde, le 19 juillet 2011


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