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atelier d'ecriture

Petit défi

par mathilde

publié dans atelier d'écriture

atelier d'écriture du 26 février 2013:

avec la liste de mots imposés ci-après, faire un texte qui tienne la route:

Le gros chêne - la paresse - la tristesse - danser - 63 ans - Roumanie - la veste - rouge.

 

Allez, on se lance:

 

C'est en Roumanie que se trouve le plus gros chêne d'Europe. Un sage de 63 ans se prélasse et paresse dessous. Des enfants font la ronde et dansent autour de lui. Un des enfants a une veste rouge. Il semble bien triste par rapport aux autres. Pourquoi cette tristesse? L'enfant est sourd et n'entend ni les cris, ni les chants, ni les rires des autres. Mais il participe quand même.

 

Un jour arrive d'une autre contrée un autre enfant en souffrance: il est aveugle. D'abord ce nouvel enfant ne "vit" pas l'enfant sourd. Mais par mégarde, ils se cognèrent une fois dans la ronde. L'enfant sourd fit des gestes pour demander pardon mais l'aveugle ne les vit pas. Alors l'aveugle, inconscient de la situation lui cria dessus comme quoi c'était malpoli de ne pas s'excuser. Mais l'enfant sourd n'entendit pas.

C'est là que la vraie rencontre s'effectua. L'enfant aveugle toucha le sourd et le sourd faisait des signes d'amitié, se mit dans ses bras par exemple.

 

Conscient maintenant de leurs souffrances réciproques, ils devinrent les 2 meilleurs amis en Roumanie.

 

 

Mathilde, le 27 février 2013

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Si quelqu'un voulait bien m'entendre...

par mathilde

publié dans atelier d'écriture

atelier d'écriture du 26 février 2013

 

Si quelqu'un voulait bien m'entendre!!

Et si quelqu'un, juste UNE personne, pouvait m'entendre!!

 

Je suis là, grasse et empotée, sur la table du salon ou sur un meuble. Il y a du va-et-vient du fait des quatres garçons et des trois filles et leurs parents qui habitent ici. Du va-et-vient et parfois aussi du vacarme, et je pèse mes mots.

Des portes claquent, créant un courant d'air très désagréable. J'essaie de leur dire mais ils n'entendent même pas.

 

Quand les enfants sont à l'école, je profite d'un moment de répis bien mérité. La maman passe souvent près de moi avec son chiffon à poussière, mais ne pense pas à me dépoussiérer. Quand elle est seule, je crie de toutes mes forces mais rien n'y fait. Puis le miracle se passa:

Un jour qu'elle laissait la TV allumée pour ne pas se sentir seule, elle entendi une émission sur les plantes d'appartement. On lui conseillait au moins deux choses: être régulier dans les soins donnés à la plante et lui parler de temps en temps, voire souvent.

 

Parler? c'est ce qu'elle fit en rigolant après l'émission:

"Alors chérie, tu veux qu'on te parle?" (fit-elle d'une ton de voix à la Valentino).

Merci pensais-je, c'est gentil. Mais comment faire pour qu'elle me comprenne, elle?

Avec le temps et notre "relation" naissante, je finis par trouver un moyen de lui parler:

Je lui fis une magnifique fleur jaune qu'elle apprécia beaucoup. Elle me soigna encore mieux

 

Morale de cette histoire: Il y a parfois d'autres moyens de parler autrement avec les gens, ils entendront peut-être.

 

 

Mathilde, le 27 février 2013

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Comptabilité

par mathilde

publié dans atelier d'écriture

Compter, égrener le temps

Qui passe -ou pas-

Le temps d'un rêve, bref!

 

Compter, faire la comptabilité en espèce

Et s'il manque tout à coup

Quelques sous

On reprend à zéro, Zorro!

 

Recenser les animaux

Leur donner un anneau

Pour la tracabilité ;-))gonflette

 

Compter les minutes

Celles qui sont longues.........d'autres courtes

Elles sont si longues quand on les attend

Elles sont si courtes quand on agit!

 

Comptabiliser est une façon

De donner de l'importance à l'objet compté

ou à l'action démontrée.

 

Et passe le temps

Et passe l'argent et sa fortune -ou pas.

Et passent les gens pressés - ou pas.

Et se déroulent les siècles - c'est sûr

Et passent les minutes.

 

Ce sera comptabilisé pour notre karma futur.

 

Puis... l'éternité ingérable

Alors à quoi cela sert-il de compter si,

En fin de compte il y a l'éternité

Sans comptabilité?

 

 

 

 

Mathilde, le 3 avril 2012

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nous les artistes anonymes

par mathilde

publié dans atelier d'écriture

Nous, les artistes anonymes

Ceux qui écrivent, en diletente et pourtant actifs

Nous les écrivains qui restent dans l'ombre

Nous, les artistes inconnus.

 

Vous, les lecteurs anonymes

Ceux qui s'intéressent aux mots anonymes

Vous, les juges anonymes

Vous les surfeurs de lecture

 

Entre nous, les mots anonymes

Vous et nous, l'amour de l'expression écrite anonyme

Entre nous, les mots qui s'envolent dans nos esprits,

S'envolent et ne restent pas.

 

Anonymes les gratte-papiers de l'ère moderne

Cliquetis sur un clavier anonyme, qui donnent naissance

à une amitié anonyme.

 

 

Mathilde, le 23 juillet 2012

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E comme écriture

par mathilde

publié dans atelier d'écriture

E comme Etraîner la feuille blanche

 

C comme couvrir de mots des émotions et des sentiments, des événements comme des fleurs en pétales

 

R comme recueillir l'essence de son idée sur la toile blanche et immaculée

 

I  comme Imprimer des expressions pour leur donner un sens

 

T comme Tanner le papier comme on battrait au fer rouge

 

U comme Unir des phrases pour qu'elles aient une harmonie dansante et chantante

 

R comme Rougir de plaisir de donner naissance à un texte

 

E comme Heureux de partager sa passion avec d'autres.

 

 

 

Mathilde, le 21 juillet 2012

 

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Gratte-papier

par mathilde

publié dans atelier d'écriture

Voilà déjà le stylo qui noircit la page blanche. Encrage. Elle n'a pas eu le temps de me faire peur ou de me bloquer. C'est parti tout seul. Seul, le stylo l'est sur cette surface docile qu'est le papier.

 

Il vagabonde au fil de mes pensées et envies. Cris. Il erre entre les lignes pour rapporter un peu de moi, sauvage. La ligne l'entraîne comme une mélodie, un slam. Beaucoup d'émotions en peu de mots. Haïku.

 

Les mots, eux, s'alignent aussi pour favoriser l'expression, artistique.

Soudain le stylo n'arrive plus à suivre. Les idées s'entrechoquent, vivants. Ils dépeignent une nature, poétique. Et si... Vas-y, ne t'arrête plus stylo, écris pour réhausser le papier peint de hiéroglyphes soigneusement choisis pour remplir la page. Noircie.

 

L'émotion va grandissante, quelque chose va naître. Existence.

 

On tourne la page et le stylo glisse. Jaillissement. De ce côté-ci la page blanche ne fait plus peur. Naissance d'un corps de texte.

 

La bille roule et l'habit rouge de sans du stylo habille l'évanescence d'un sujet favori. Essai.

Parfois, il nous conduit ver une morale. Conte. Chacune de ses turpitudes se lisent à travers des écrits différents. Roman.

 

Jamais la bille n'a été aussi libre de se provoquer en duel avec le papier. Liberté.

Enfin c'est l'osmose entre la feuille remplie de pourquoi et de comment à chaque ligne et entrechat. Pourquoi écrire? Pourquoi et comment se laisser aller? Jouissance

Quant à l'écrit politique, il se rit des quand-dira-t-on et se bat au chevet de la liberté d'expression.

 

Encore une autre page. C'est la fin. Début.

 

Croire que la bille va se fatiguer et la laisser gratter le fond blanc pour la calmer. Tranquilité.

Le coeur se vide de son contenu à partager au fur et à mesure que le stylo se sent avoir rempli sa mission. Quiétude.

 

Le rythme devient plus lent, les idées plus claires. Eclaboussement. Le stylo se pose plus souvent pour me laisser réfléchir. Tourments. Il va s'arrêter dès qu'il aura trouvé la chute. Evènement.

 

Dès qu'il aura trouvé la chute.

Dès qu'il aura trouvé la chute.

 

Il n'y a plus d'encre dans le stylo, c'est la fin des haricots.

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Des bulles dans l'L

par mathilde

publié dans atelier d'écriture

- Dis-moi, vénérable Goha, qu'est-ce que la liberté?

  

Le sage réfléchit un moment au calme de son coeur. Puis il répond:

  

- La liberté, c'est squatter la réalité dans son entièreté. Elle s'impose à nous dès que l'on commence à réfléchir, à méditer.

  

- Tu veux dire que la liberté fait partie de la vie sociale, professionnelle et/ou familiale? Comment concilier liberté et obligations?

  

- Accepter les contraintes comme des choix de vie, c'est le début de ta liberté.

C'est un espace temporel dans lequel chacun évolue en liberté. Nous sommes tous dans le même train de la vie par exemple, mais chacun a sa propre place dont il faut qu'il s'occupe. Enfin, dans nos pays où le mot liberté prend une majuscule!

 

- Je ne comprends pas Goha. Tu parles d'espace est-il réel?

 

- Habiter l'espace qui nous est donné pour en faire un espace de paix et de tranquilité, d'amour et de don de soi car n'oublions pas les autres. Ta liberté s'arrête où commence celle d'autrui...

 

Goha réfléchit encore.

 

- Non, finalement je ne suis pas d'accord avec ce dicton. Ta liberté d'opinon, de religion, d'idées etc ne regarde que toi. Je parlerai alors plutôt de respect simple de la liberté de l'autre. Comme des bulles de liberté ou des ballons de foire attachés au poignet du vendeur de ballon.

 

Et ne t'arrête pas aux jugement des autres sur ta vie. VIS TES CHOIX, CHOISIS TA VIE.

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Liberté

par mathilde

publié dans atelier d'écriture

Liberté, quand tu nous tiens! C'est si facile de se laisser vivre sans se poser de questions! On réponds aux contraintes qui nous entourrent et on ne réfléchit pas plus loin. On vit.

Mais dès qu'il y a un soupçon de réflexion, déjà on dit "on vit et on laisse vivre".

 

-  Aïe ! J'introduis une tierce personne et/ou plusieurs autres. Le proverbe "Ma liberté s'arrête où commence celle des autres" prend sens. Zut! dire qu'il faut maintenant réfléchir! Voyons, la liberté des autres? Le respect? les limites ? le respect de leurs choix? l'accueil de ce qu'ils sont vraiment?

- Alors là Mathilde, tu commences à me courir sur le fil. J'étais tranquillement dans mon canapé à regarder une série tv pour m'endormir et tu me poses toutes ces questions? Que veux-tu à la fin?

- Réfléchir, miroiter, déblayer des idées poussièreuses, chercher un sens au mot liberté.

- Oh tu sais moi, ma liberté, c'est ce qu'il y a dans mon porte-monnaie qui me le dicte. Si je n'ai pas d'argent, je ne peux rien faire!

- Imaginons alors que tu as tout l'or du monde pour sofa. Que ferais-tu?

- Je m'achèterai une maison, une belle voiture et j'arrêterai de bosser.

- Ce sont tes choix, je respecte, c'est ta liberté. Et après?

- Ben... j'ouvrirai une école et un dispensaire au Niger, à Agadez.

- Okay... et après?

J'irai là-bas pour me dépayser un peu, je ferai plusieurs voyages.

- Imaginons alors que tu fasses quelque chose de permis ici en Suisse mais d'illicite dans le pays par exemple musulman où tu irais. Que ferais-tu?

- Ah là la question de liberté se pose... et j'aurai plus le choix en plus parce que je serai au fond d'une géôle et là j'aurai tout le temps de penser à ma liberté perdue. Non finallement tu vois, j'en veux pas de ton fric! Je préfère rester là à ne pas trop réfléchir, faire mon taff, m'occuper de ma famille et c'est bon.

 

Mathilde, le 15 juillet 2012

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tourner le regard vers la liberté

par mathilde

publié dans atelier d'écriture

 

Quelle chance d'être libre dans notre pays, la Suisse!! Liberté d'expressions, d'opinions, d'orientation sexuelle, de religion, de vote! La plupart de notre planète ne possède pas cette attribut pourtant essentielle à l'homme qui se dit heureux.

 

Ma liberté est une valeur sûre et dont je ne démords pas! On peut me juger, me critiquer, m'humilier, me rejeter pour ma liberté. A la fin du compte, c'est moi qui fait mes choix et justement la liberté permet de faire des choix. Sans choix, c'est la contrainte et l'avilissement par obligation.

 

Le choix est pourtant toujours difficile: on perd toujours quelque chose dans un vrai choix. La liberté est de pouvoir décidé seul du chemin que l'on a décidé de prendre. Ma valeur sûre, c'est que, quoi qu'il arrive, je ne peux m'en prendre qu'à moi si j'ai fait un "mauvais" choix. Si j'investis dans la bourse dans une opération qui me semble raisonnable et que celle-ci fait faillite, je n'y serai pour rien parce que j'aurai à la base choisi une valeur sûre.

 

Tourner le regard vers la liberté, c'est aussi se poser la question où on en est actuellement et vers quoi nous voulons tendre dans l'avenir, toujours à des fins d'être heureux.  Libre et pourtant si peu! les contraintes quotidiennes sociales, professionnelles, familiales sont là. Libre à nous de les regarder comme des contraintes ou plutôt des balises pour guider le regard vers la liberté. Quelle liberté alors? Celle de faire des choix.

 

Mathilde, le 15 juillet 2012

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Atelier d'écriture du 12.6.12

par mathilde

publié dans atelier d'écriture

Jeu: ouvrir le dictionnaire à n'importe quelle page et écrire sur le mot trouvé. En l'occurence, c'est tombé sur "échec"

 

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La tour blanche traverse l'échiquier et mange la dame noire, elle qui pouvait aller dans tous les sens, s'est faite piégée...

La dame noire se vexe et l'insulte. Mais rien n'y fait, elle doit quitter le jeu. C'est là qu'elle retrouve ses compagnons d'infortune, d'échec échaudé et virés comme des malpropres. 

 

Le jeu continue mais la dame noire ne s'y intéresse plus. Elle regarde les autres mis à ban:

4 pions soldats bien déçus, 1 pion soldat fier de sa traversée mais malheureusement n'avait pas compté sur la force du fou, 1 fou trahi par les siens et 1 tour pas assez vigilante.

 

La dame noire enrage d'avoir été évincée ainsi. Elle propose une révolte des mis à ban mais personne ne la suit. Chacun est encore dans le jeu à travers leurs compagnons qui ne sont pas hors jeu. Chacun espère que sa couleur va gagner!

 

La tour blanche continue a faire un carton. Un fou les rejoint dans le camp des retranchés. Chacun l'entourre et le congratule pour ses performances jusqu'à être hors jeu. 

 

 

Il reste quelques soldats noirs, 1 tour, 2 chevaux et bien sûr le Roi.  Tout le monde retient son souffle.

 

"Echec au Roi" par la tour blanche. Mais imprudente, elle n'a pas vu un soldat noir vaillant placé en position pour la manger. La tour blanche rejoint le banc de touche.

 

Victoire pour la reine noire qui est vengée. Le Roi n'est plus en danger. Les heures s'écoulent avant qu'il ne reste qu'un fou blanc et le Roi. Il doit être extrêment prudent...

 

Mais le fou n'est pas fou pour rien. Il coince le Roi et c'est "échec et mat". Le Roi quitte le jeu, la partie d'échecs est terminée. 

 

 

Mathilde, le 12.6.2012

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