Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

anciens ecrits

un modèle d'imperfection

par mathilde

publié dans anciens écrits

Mardi 10 mai 2005

Un modèle d'imperfection

Croyez-vous vraiment que l’on puisse être un modèle?

 

L’adage dit : Nul n’est parfait en ce bas monde ! Et pourtant, Paul écrit à Timothée, un jeune chrétien engagé : « Sois un modèle en paroles, en conduite, en foi, en amour, en pureté (1 Tim 4 :12) ». Etre un modèle, dans quel sens ? Quand on se connaît vraiment, on sait tous qu’on n’est pas parfait, et que personne ne peut être étalonné ou calqué sur notre vie.

En prenant au mot le modèle, certains passent du temps à lisser leur masque face aux autres… D’autres, croyant être parvenu au modèle du modèle, jugent peut-être un peu trop facilement ceux qui ne montrent pas la même sanctification comme on dit dans le patois de Canaan… Cela ne doit pas être le sens que donne Paul au mot modèle…

Un modèle ?

Modèle-chablon dans le sens d’étalonnage ? Modèle-perfection du style moi-je-suis-le-meilleur ? Modèle-angélique dans le rayon enfant-modèle (premier de classe, obéissant, poli, travailleur, propret, etc) ? Dans ces cas, modèle rime avec irréprochable. Et irréprochable avec perfection. Et perfection avec illusion ! Illusion avec déception et finalement déception avec découragement !

L’étalonnage n’est pas à faire à mon sens au niveau du « paraître » parfait, mais de l’être authentique. Je suis parfait lorsque je suis vrai. Et je semble imparfait parce que je suis vrai. Chercher son identité en Christ, marcher dans le chemin de l’Amour, reconnaître ce que l’on est pour naître à ce qu’Il est. Le « Je suis » de Dieu me donne le ton : « Je suis ce que je suis ». Dieu est parfait. Moi pas. Mais j’ai un modèle d’identité. Il EST. Alors moi, je suis et dans ma recherche d’équilibre intérieur, mes paroles seront vraies (en accord avec ce que je suis), ma conduite sera vraie, ma foi (ma confiance) sera authentique, mon amour tendra à être inconditionnel et je chercherai la pureté, l’émondage de tout ce qui me pollue intérieurement. En tout cela, je suis un modèle d’imperfection et, franchement, j’en suis fière.

 

Voir les commentaires

tu vois un ange? que dis-tu?

par mathilde

publié dans anciens écrits

Lundi 7 juillet 2008

Tu vois un ange? que dis-tu?

Bah! (comme disent les jeunes pour répondre à une question) aujourd'hui on va parler attitude de cœur face au Seigneur…

 

Je m'appuies sur l'Evangile de Luc, chapitre 1, les versets 1 - 35. Trois personnages m'intéressent dans ce passage: Zacharie, le mari d'Elisabeth; Marie, la mère de Jésus et l'ange Gabriel.

 

Notre cher Zacharie est prêtre. Il doit "forcément" être proche du Seigneur, il est un berger pour le peuple non? C'est à son tour d'offrir les parfums dans le temple et d'officier pour le Seigneur. Seul dans le lieu saint il rencontre l'ange Gabriel. Je ne sais pas, je n'ai jamais rencontré d'ange, mais déjà la rencontre est totalement surnaturelle et qui plus est dans le temple alors que Zacharie est en prière. Toutes les conditions sont réunies pour que Zacharie accueille favorablement l'ange non? Bon ok, il commence par être effrayé et cela se comprend! Mais quand l'ange lui dit que sa prière a été entendue et qu'il va être exaucé, qu'il va avoir un fils qui sera grand devant l'Eternel, qu'il aura l'esprit et la puissance d'Elie  et qu'il préparera le chemin pour le Messie, quelle est la réaction de Zacharie? Il répond (avec les mots d'aujourd'hui): comment puis-je savoir que tu ne me mens pas? Glup!

Aussitôt l'ange, qui semble irrité répond: "Je suis Gabriel et je me tiens devant Dieu"! Dis-donc mon vieux, je viens te dire que ta prière est exaucée et toi, tu demandes si je ne mens pas? C'est quoi cette attitude de cœur? Tu blasphèmes car si tu penses que je peux mentir, alors tu fais Dieu lui-même menteur puisque je suis son envoyé! Aïe… same player, shoot again! Ou plutôt game over! Toutes les conditions idéales étaient réunies pour que Zacharie soit heureux (il est exaucé, il rencontre un ange dans la tente d'assignation alors qu'il est en prière, il est prêtre) et au lieu de cela, il doute. En plus, il connaissait très bien l'exemple d'Abraham et de Sarah qui, dans leur vieillesse, ont enfanté Isaac. Dieu ne peut laisser passer cet affront sans réagir: l'ange annonce donc à Zacharie qu'il sera muet et effectivement il le restera jusqu'à la naissance de Jean. C'est comme si Dieu lui disait: si c'est pour dire des bêtises, autant ne pas parler!

 

De l'autre côté, nous avons Marie, la parente d'Elisabeth qui probablement s'occupait aux affaires courantes (mais peut-être priait-elle à ce moment-là, nul ne le sait) dans sa maison. Le même ange Gabriel se présente à elle. Elle n'avait pas prié pour avoir un enfant, et pour cause: elle n'était pas mariée. Et pourtant l'ange lui annonce une chose invraisemblable: elle va être enceinte par le St-Esprit et son fils sera le Messie! Quelle histoire! Marie aurait pu avoir une attitude d'étonnement mêlée à du doute… mais comment réagit-elle? Elle ne dit pas à l'ange: t'es fou ou quoi? c'est pas possible! Elle lui demande simplement comment cela va se passer. Car elle croit d'emblée que cela va se passer… Et l'ange lui explique les étapes et plus de détails concernant Jésus. Marie répond: d'accord Seigneur! Pourtant en acceptant, elle prend de grands risques: Joseph son fiancé pourrait refuser de l'épouser, sa réputation peut être ruinée, et il y a un risque de lapidation non négligeable (voir Jean 8, 3-5).

 

Raisonnablement, lequel des deux aurait-il pu demander un signe pour confirmer la parole de l'ange? Zacharie ou Marie? Zacharie a reçu un message complètement plausible en fonction de sa vie (marié, avait prié pour un enfant et n'avait aucune conséquence négative avec cet exaucement) alors que Marie entend le projet de Dieu dans un contexte complètement invraisemblable (vierge, non mariée et risques de conséquences graves) et elle répond: ok Seigneur, que ta volonté soit faite. On peut dès lors encore mieux comprendre pourquoi Dieu a choisi Marie comme mère de Son fils!

 

Pourrait-on alors en tirer une conclusion que la réponse est liée au sexe de la personne? Que les femmes répondent plus facilement oui Seigneur que dois-je faire? Bien sûr qu'on ne peut pas tirer de manière hâtive cette conclusion… et pourtant, si on analyse le contexte de l'époque, l'homme était investi d'un pouvoir qui lui donnait d'énormes responsabilités. Habitué à être prudent dans ses démarches, peut-être que Zacharie a appliqué la même règle qu'il appliquait dans sa vie: vérifions avant de nous lancer…cela lui a clairement desservi dans la rencontre avec l'ange. S'est-il également senti dans un conflit d'autorité? En effet, étant prêtre, il avait l'habitude d'être respecté et c'est lui qui détenait l'autorité. Alors quand un ange de Dieu vient et lui parle avec autorité, peut-être n'a-t-il pas réalisé ce conflit?

D'un autre côté Marie, une femme de l'époque, était habituée a être traitée en… femme et ce n'est pas peu dire pour l'époque: les droits des femmes étaient très limités (pas d'accès à l'éducation, sous la tutelle du père puis du mari, pas d'autonomie financière, etc). Marie a déjà été surprise quand l'ange la traite autrement: "Je te salue, toi à qui une grâce a été faite, le Seigneur est avec toi" (v.28). Ce genre de salutations étaient faites uniquement à des hommes à l'époque… mais malgré l'histoire invraisemblable que lui annonce l'ange, elle dit: d'accord Seigneur, habituée à obéir dans la vie de tous les jours. Est-ce à dire que les femmes font de meilleures disciples que les hommes?

 

Sur ce, je te laisse, cher/e lecteur/rice sur cette question ouverte. N'hésite pas à réagir si le cœur t'en dit… et surtout, si tu rencontres Gabriel ou un autre sur ton chemin, ce que je te souhaite de tout cœur, réfléchis bien à ta réponse… de là peut découler la suite de ton histoire...

 

Voir les commentaires

toutes voils dehors, hissez haut

par mathilde

publié dans anciens écrits

Mardi 3 juillet 2007

Toutes voiles dehors, Hissez haut!

Imagine-toi une plaine aride, battue par le vent. La végétation n’arrive pas à s’enraciner… Le vent est maître de l’espace et du son. Il dérange mais ne se tait pas…

Mais il y aussi le vent impétueux en pleine mer déchaînée. Maître des navires, il tourmente ceux qui le bravent. Pire : le vent contraire oblige le capitaine à baisser les voiles pour éviter les écueils et le naufrage. Il doit se résigner à abandonner une bataille perdue d’avance devant ce despote intransigeant.

Et maintenant, imagine-toi une vallée verdoyante, un ruisseau coule au fond de la vallée en un doux murmure… Les oiseaux offrent leurs concerts à ceux qui prêtent l’oreille attentivement. Une douce brise agrémente la vue d’un paysage ondoyant doucement sous sa caresse…

 Le créateur a, de tous temps, utiliser le vent. Soit comme intervenant direct dans les vies, comme image pour parler à nos cœurs, soit comme symbole du caractère de Dieu ou de ses émotions, soit comme symbole d’une personne très importante pour nous sur cette terre, le St-Esprit. Je m’explique.

 Dieu n’est pas le vent. Mais le vent peut symboliser son action divine et miraculeuse. Dans la Genèse déjà, après le déluge, Dieu se sert du vent pour apaiser les flots (Gen 8.1). Dans le deuxième livre : « L'Éternel fit souffler un vent d'occident très fort, qui emporta les sauterelles, et les précipita dans la mer Rouge; il ne resta pas une seule sauterelle dans toute l'étendue de l'Égypte » (Ex.10.19).

Le vent fut également un précieux allié pour que Moïse ouvre la Mer Morte (« Moïse étendit sa main sur la mer. Et l'Éternel refoula la mer par un vent d'orient, qui souffla avec impétuosité toute la nuit; il mit la mer à sec, et les eaux se fendirent » (Ex. 14.21).

Puis lors de l’errance dans le désert, Dieu répondit à l’insatisfaction du peuple : « L'Éternel fit souffler de la mer un vent, qui amena des cailles, et les répandit sur le camp, environ une journée de chemin d'un côté et environ une journée de chemin de l'autre côté, autour du camp. Il y en avait près de deux coudées au-dessus de la surface de la terre. » (Nbre 11.31).

Dieu utilisa aussi le vent pour répondre à la prière d’Elie, en faisant pleuvoir après 3 ans de sécheresse : « En peu d'instants, le ciel s'obscurcit par les nuages, le vent s'établit, et il y eut une forte pluie. » (1R. 18.45)

 
Dieu n’est pas le vent, mais à travers lui, il peut exprimer ses émotions :

Ainsi, il est parfois parlé du vent de la colère de Dieu (Job 4.9 ; Job 27.21 ; Ps 11,6 ; Ps 35.5, etc) ou de sa puissante présence (1 R 19.11) : « L'Éternel dit: Sors, et tiens-toi dans la montagne devant l'Éternel! Et voici, l'Éternel passa. Et devant l'Éternel, il y eut un vent fort et violent qui déchirait les montagnes et brisait les rochers: l'Éternel n'était pas dans le vent. »

Il est aussi décrit des vents contraires dans toutes sortes de situations (Ex 10.13 ; Job 1.19, Mat. 14.24 ; Act 27.4).

 Par contre, le vent (le souffle) est pris comme image de la présence du St-Esprit, notre consolateur :

Prenons le texte qui traite du baptême du St-Esprit de la première église (Ac 2) : « Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. » (Ac 2.2).

 Le mot « Ruah » en hébreu veut dire « souffle », le même terme est utilisé en Genèse 3 lorsque l’Eternel souffla dans les narines d’Adam et lui donna la vie. De même dans Ezéchiel 37.9 lorsque le vent souffla sur les ossements desséchés pour leur donner un esprit après leur avoir rendu un corps.

 « Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais d'où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l'Esprit. » (Jn 3.8).

 Je vois l’image d’un navire en pleine mer. Le capitaine examine les vents. Ils sont favorables. Il donne l’ordre à ses matelots d’hisser toutes voiles dehors. Cela demande un gros effort de tous. Non pas pour ramer et faire avancer le bateau, mais pour attraper les bons vents. Le capitaine navigue boussole à la main et la main ferme sur le gouvernail.

Lorsque nous saisissons les vents de l’Esprit de Dieu dans nos vies, hissons haut les voiles (même si cela demande un petit effort et assez d’humilité), prenons la boussole de la Parole de Dieu et tenons ferme le gouvernail de notre vie. Parfois, le vent de l’Esprit est impétueux, puissant (comme pour les apôtres lors de la Pentecôte). Parfois, c’est un doux séphir qui anime nos vies et leur donne une beauté vivante. Parfois, il y a des vents contraires ; sachons les reconnaître et rester calme jusqu’à ce que Jésus se réveille dans notre barque (Mat.8.24) et ordonne aux flots de se calmer (Mat.8, 26). Laisser les voiles fermées alors que l’Esprit est là, à cause du découragement, de la peur par exemple, nous fait perdre notre assurance. Et inversement, laisser les voiles grandes ouvertes alors que la tempête fait rage dénote un manque de sagesse et de discernement qui peut nous coûter cher comme un des deux naufrages de Paul (voir par ex. Act 27,10-44) ou la tempête qu’essuya Jonas par désobéissance (Jon 1,3-15).

Viens St-Esprit, souffle sur nous, rends-nous la vie ! Tu as été envoyé comme le consolateur après l’ascension de Jésus auprès du Père (« Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m'en aille, car si je ne m'en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous; mais, si je m'en vais, je vous l'enverrai » Jean 16.7). Je désire mieux te connaître, te laisser agir comme le vent dans mes voiles, être mon énergie pour aller aux extrémités de la terre, reconnaitre les temps, les lieux et les personnes que Dieu me fait croiser sur mon chemin. Viens St-Esprit, je t’invite dans ma vie. Toutes voiles dehors, conduis ma vie à la Gloire de Dieu. Amen

 

GlàD

 

 

Voir les commentaires

théoricien, théologien et homme de terrains...

par mathilde

publié dans anciens écrits

Vendredi 21 septembre 2007

Théoricien, théologien et homme de terrain...

La question du jour: théoricien, théologien, homme de terrain, quelle part  chacun apporte-t-il dans la découverte de l'homme?

Le terrain: l'homme

L'homme, corps, âme et esprit... La philosophie antique s'est attachée à définir qu'est-ce que l'homme

- par rapport à Dieu?
- par rapport au monde?
- par rapport aux relations interpersonnelles, la société dans laquelle il vit, etc?


Pour chaque question, le débat a été (et reste vif) entre ceux qui voient l'homme comme une émergence hasardeuse de la nature, ceux qui le voit comme le bout de la chaine évolutionniste qui, à leur avis, frôle la perfection et ceux qui lie l'homme à Dieu en tant que sa créature.  Honnêtement, personne ne peut trancher la question  car il n'y a pas de réponse irréfutable et générale et, qu'on le veuille ou non, là entre en scène une "foi", une conviction personnelle que tous défendent bec et ongles... J'ai toujours dit: même un athée a la foi: il croit qu'il n'y a pas de Dieu. Un anarchiste a des règles: celles de ne pas en avoir!  Je pense que l'ouverture d'esprit, dans quelque domaine que ce soit, c'est pouvoir entendre les arguments de l'autre et se positionner en fonction de l'interaction (et non seulement en fonction de ses propres convictions!). 

Pourquoi est-ce que j'amène la question concernant les théoriciens, théologiens et hommes de terrain sur la table aujourd'hui?

Personnellement, je fais plutôt partie des "hommes" de terrain: réfléchir aux tenants et aboutissants, peser les décisions et les mener à leur terme... Mais par esprit d'ouverture, j'ai envie de réfléchir à d'autres façons de penser le monde...

Le théoricien part de l'observation du monde et élabore une théorie qui, si possible, peut s'appliquer sans trop d'exceptions... Si --> alors, CQFD.  Il a un don certain pour l'observation minutieuse de ce qui l'entoure et une soif d'expérimentations que j'envie. Il faut un esprit très logique pour "convertir " les données recueillies minutieusement par l'observation et l'expérimentation. Mais surtout, j'admire la capacité de théorétiser et de dogmatiser l'environnement. Voir le monde et le traduire en binaire, quelle aventure. Pourtant, je m'imagine bien qu'à trop vouloir généraliser, on passe à l'as les détails qui semblent futiles, rendant la démonstration beaucoup moins fine qu'à son origine avec le recueil minutieux des données... Et que fait-on des cas-qui-n'entrent-pas-dans-la-théorie? l'adage populaire dit: "l'exception confirme la règle"... hum, je m'interroge tout de même.

Le théologien lui par de dogmes établis par ses pairs et tente d'éclairer intellectuellement des points litigieux  ou fragiles de la théorie religieuse en passant par la pratique .  Je m'explique: Les grandes lignes de la théologie sont tracées depuis longtemps, d'ailleurs en fonction de la religion en question. Mais les problèmes rencontrés par les fidèles évoluent en fonction de l'environnement de leur temps. On ne peut plus appliquer à la lettre les lois et recommandations que Moïse a donné aux Hébreux parce qu'elles ne correspondent plus du tout à la réalité ni juridique ni sociale. Par exemple: quand Moïse a instauré la loi du Talion (oeil pour oeil, dent pour dent), il s'agissait à l'époque d'une véritable révolution sociale et juridique; A l'époque, un  meurtre pouvait être vengé plus d'une fois par la famille par exemple. La loi du Talion amena une justice nouvelle: ne prend pas plus que ce qui t'a été volé... waouh! Mais si aujourd'hui, dans notre société occidentale, nous appliquions cette même loi du Talion? ca fait tout drôle hein? 
Je me demande parfois comment réagiraient Martin Luther ou Calvin en visite à Genève en 2007?
Et pourtant, de nos jours encore, les théologiens continuent à réfléchir sur les dogmens en fonction de la société en place... Il est en somme le gardien des traditions spirituelles mais tout en souplesse...

L'homme du terrain. J'y vois tous les métiers du médical, de la psychologie, de la psychiatrie, de la sociologie, de l'anthropologie, et j'en passe...  le bon Samaritain a pris des formes contemporaines...
Métiers des soins du corps, de l'âme, de la société en général mais aussi, soyons fous, les politiques...
Chacun, pour sa part, agit pour le bien individuel ou du plus grand nombre, en influençant si possible l'environnement de l'homme ou sa perception de l'environnement. Mais 'homme de terrain, c'est trop souvent le pompier, entrant en action au moment où rien ne va plus. Dans la médecine chinoise par exemple, le médecin est payé tant qu'un patient est en bonne santé (parce qu'il a donc fait du bon travail); si le patient tombe malade, il ne paie rien au médecin! Sympa hein comme conception de la santé? J'ai parfois l'impression que les hommes du terrain passent leur temps à rattraper les erreurs du passé pour éviter de justesse la catastrophe... Un peu comme une comptabilité instable qu'on maintient juste sans commandement de payer, jusqu'au mois prochain...Y aurait-il un moyen de faire autrement?

Je me demande aussi s'il existe des hommes de grand charisme qui allient les trois visions et conception du monde? Observateur hors pair capable de théoriser, gardien des traditions capable de s'adapter à la société et homme de terrain capable de prévoir et d'agir non pour régler les dettes du passé, mais pour prévoir l'avenir...


PS: J'en connais bien un, mort il y a 2000 ans...


 

Voir les commentaires

temoignage sur rejet

par mathilde

publié dans anciens écrits

Jeudi 5 avril 2007

témoignage sur le rejet

Témoignage sur le rejet

 

Le sentiment de rejet ? Je connais bien. D’abord venu de l’extérieur, je l’ai intériorisé, puis tout naturellement, je l’ai… provoqué.

 

Dans ma famille, dès toute petite, on faisait une très grande distinction entre « les filles » et LE garçon (nous sommes deux sœurs et un petit frère). J’ai très vite intégré qu’être une fille ne donnait aucun droit (et j’en suis arrivée à même douter du droit d’exister), mais par contre des devoirs envers les hommes :

 

      Devoir de services : Etre toujours à l’écoute des besoins des hommes, sans rien attendre en retour. J’en suis arrivée à précéder leur demande pour les satisfaire. Toujours à l’affût du moindre besoin, je portais toutes les tâches courantes sans jamais demander ni aide ni compréhension, ni remerciement. Pendant des années (plus de 30 ans), je me voyais (littéralement j’avais cette image) enchaînée à mes tâches, culpabilisée si je ne faisais pas tout tout de suite et parfaitement, alors que l’homme vaquait à ses occupations tranquille, sans se préoccuper de moi. Mes journées ne suffisaient plus à tout faire, la fatigue m’a plusieurs fois conduite à des accidents qui ont pourris ma vie et la pourrissent encore (briser le dos, la hanche et des maux de tête parfois insoutenables). Mais c’était comme cela : Je suis née femme et c’est ma punition…

      Devoirs de soumission : Faire ce que l’homme me dit et me taire. Ma mère m’a inculqué cela depuis toute jeune. Elle m’a répété toute mon enfance : La vie est souffrance et silence. Je pensais sincèrement que si mon devoir est de me soumettre (même à des ordres injustes), l’homme avait au moins pour tâche de prendre soin de moi. Malheureusement, ce n’est pas ce que j’ai vécu. J’ai vécu beaucoup de négligence, de mépris dans mes relations et je fais depuis plus de 18 ans des cauchemars très réguliers d’abandon grave. Alors, il y a environ 8 ans, j’ai pris une décision terrible : je ne me soumettrai plus jamais à quiconque ! Cela me vaut aujourd’hui la difficulté quotidienne de me soumettre à Dieu, à mon patron dans ma profession et à toute règle imposée y compris la discipline personnelle.

      Devoirs de bonne humeur et de solidité : J’ai appris à cacher mes souffrances, montrer de l’humour et surtout de la solidité. J’ai appris qu’une femme devait souffrir en silence, être hospitalière, accueillante en tout temps, travailleuse (jour et nuit parfois, ca m’est arrivé), encourager les autres qui souffrent, écouter, être créative et inventive quand il n’y a pas d’argent, se contenter et bricoler en tout temps pour que les autres ne remarquent pas la misère qu’il y a derrière.

      Devoir d’écoute et de soutien : Les autres ont des besoins ou des soucis, allez je dois les écouter et si possible les aider avec mes faibles moyens, parfois j’ai commis l’erreur de faire à la place de l’autre… encore une charge supplémentaire…

      Devoir de renoncement et de prières : J’ai appris à renoncer à toute ambition personnelle pour laisser la place à l’homme… qui par ailleurs ne la prenait pas. J’y ai alors perdu mon appel au service pour Dieu ainsi que toute motivation personnelle à grandir (pourquoi faire ?). J’ai appris à lutter pour les autres dans la prière (ce qui n’est pas un mal en soi, au contraire, mais qui augmentait encore mon sentiment de rejet : Dieu pourvoira aux besoins des autres, moi, je n’ai pas droit puisque je n’ai pas le droit d’avoir des besoins). Nous avions, mon mari et moi,  été approchés pour collaborer à une œuvre naissante dans le Sud de la France et devions pour cela déménager. Au début, j’étais plutôt enthousiaste à cette idée ; jusqu’à ce que le pasteur, alors que je faisais une proposition, me dise : Toi, ton rôle sera à genou, pendant que nous serons sur le terrain. Difficile à accepter ! A genou, je le suis souvent, mais limiter mon rôle à la prière était terriblement blessant et décourageant pour moi, une femme de terrain !

 

Tout cela m’a conduite à vivre de sentiment de rejet à plusieurs niveaux

 

      Rejet d’identité personnelle. Qui suis-je ? qu’est-ce qu’être une femme ? pourquoi suis-je sur terre si ce n’est pour souffrir ? Dieu me punit-il ? J’aurai préféré être un homme, etc.

      Rejet d’authenticité et des besoins. Masquer mes sentiments et mes émotions car personne ne les comprend ni ne les écoute. M’oublier moi-même au point de me négliger totalement et de vivre une journée comme « une de moins à vivre sur cette xxx de terre ». Porter le masque qui convient à l’environnement dans lequel j’évolue dans le présent. Sourire alors que mon cœur hurle de souffrances.

      Rejet de Dieu et des autres. Que personne ne m’approche. Je ne reste jamais jusqu’au bout de quelque chose ou je trouve des excuses pour m’échapper ou ne pas venir tout simplement : ainsi je n’ai pas à affronter le rejet des autres. Pour moi, vivre des partages de groupe est un supplice.

      Rejet et haine de moi-même. Me regarder dans la glace (à part pour faire bonne figure) m’est totalement insupportable. Les périodes d’autodestruction se succédaient en s’empirant.

 

De ces quatre sentiments de rejet, dont je ne savais pas que faire sinon en souffrir, j’ai pris des décisions de réaction du style rébellion : réagir pour ne pas périr ! Car malgré tout, et très profondément en moi, j’aime la vie. Alors un jour, j’ai encore une fois capitulé devant la lourdeur des devoirs et voyant que je n’étais pas capable d’assumer tout cela, je suis sortie du système : rejetée, j’ai rejeté ; abandonnée, j’ai abandonné mes plus proches ; l’amertume et la haine ont commencé à régner en moi : j’ai pris une décision : plus jamais quelqu’un ne sera mon maître ! J’ai navigué des années en eaux troubles, j’ai testé l’attaque plutôt que la défense, j’ai montré ce que je voulais bien montrer, mais rattrapée par mes émotions les périodes de dépression se sont aggravées jusqu’à tenter de m’ôter la vie par désespoir le plus complet.  J’en suis revenue, heureusement et les anges ont eu beaucoup de travail avec moi pour me garder !

 

Maintenant, je fais une démarche multi-directionnelle pour sortir du rejet :

 

      D’abord avec Dieu : Tous les jours, je proclame que je suis voulue par Dieu, qu’il a des « projets de paix et non de malheur, un avenir et de l’espérance » (Jér. 29.11). Les émotions ne sont pas toujours au rendez-vous, mais j’ai décidé de croire Dieu dans ses promesses pour moi. J’ai reçu des convictions quant à la suite de ma vie et, petit à petit, je décide d’y rentrer avec Son aide. Maintenant, je ne prie plus seulement pour les autres, mais aussi pour mes besoins, c’est un équilibre qui fait énormément de bien car j’ai vu que Dieu répondait aussi bien aux prières pour ceux qu’il m’a confié qu’à celles pour mes propres besoins.

      Avec moi-même : J’ai choisi intentionnellement de ne plus me rebeller. Cela implique une démarche de pardon profonde envers ceux qui m’ont blessée pour guérir de l’amertume, une démarche d’acceptation de moi-même en tant que personne qui a de la valeur et une démarche concrète et prise de position contre l’autodestruction et la haine de soi. C’est une visite de mon passé, dans la main de Dieu et qui corrige mes impressions et mes sentiments au fur et à mesure de l’analyse.

      Avec les autres : Petit à petit, je me révèle telle que je suis, parfois pleine d’énergie et d’idées novatrices, parfois découragée et au bout du rouleau. J’apprends à ne plus sourire poliment quand je suis en colère et à écouter l’autre par amour et non plus par devoir. Aller vers l’autre pour vivre un vrai contact d’égal à égal, ne plus avoir peur du jugement ni du rejet, me positionner clairement et jouir (c’est nouveau) d’une relation dans les deux sens. Et c’est un bon début, je le vis plutôt bien.  

 

Bien sûr, je n’ai partagé qu’un petit témoignage à ce sujet. Mais si j’en parle, c’est pour donner un exemple concret de la grâce de Dieu dans ma vie. Il peut faire de même dans la tienne et mieux : il VEUT faire de même pour toi. Il a connu toutes les humiliations du monde, tous les rejets du monde (Esaïe 53). Il les a vécu dans sa chair, qui d’autre que Lui peut mieux comprendre nos détresses invisibles aux yeux des hommes ? Non seulement Il a la solution, mais Il est la solution. Fais face à tes sentiments (quels que soient ces sentiments) et marche en nouveauté de vie. Il a des projets de Paix, un avenir et de l’espérance en réserve pour toi aussi.

 

GlàD

 

Voir les commentaires

système e rejet

par mathilde

publié dans anciens écrits

Jeudi 5 avril 2007

Système et rejet

 

 

Le système existe, y a pas à tortiller !

Notre vie entière prend position face au système. Même sans se l’avouer, une bonne partie des gens se sentent rejetés par le système et vont « faire quelque chose » pour vaincre le sentiment de rejet. C’est le sujet de mon étude.

 

 

 

Mais c’est quoi le « système » ?

C’est, en deux mots l’organisation économique, sociale, politique de notre environnement. Quelques exemples :

 

 

 

  En Europe (c’est le système dans lequel je vis), le système économique implique plusieurs niveaux :

Personnel : le système veut que chacun travaille pour assumer les nombreuses obligations financières régulières (loyer, impôts, assurances, voiture, alimentation achetée (tout le monde n’a pas la chance d’avoir un potager sur son balcon), dentiste et j’en passe… Si on ne satisfait pas à cette exigence de base et qu’on ne travaille pas, on se retrouve hors système très rapidement et la marginalisation est difficile à vivre

 Au niveau économique, c’est la jungle avec 3 règles essentielles : profits, profits et profits ! Plus une entreprise fait du bénéfice, plus elle sera enclin à… licencier ou à délocaliser ! On se retrouve donc dans un système économique très individualiste, avec un esprit « requin » très fort.

  Le système social est très orienté vers l’individualisme : chacun pour soi et Dieu pour tous. Bien sûr, il existe des structures sociales qui permettent aux personnes défavorisées de reprendre le dessus, et j’en rends grâces. Mais de manière générale et si on n’est pas défavorisé économiquement, le système pousse à consommer plutôt qu’à être acteur de la société. Dommage.

Le système politique Suisse a des atouts que d’aucun pourrait envier : une démocratie semi-directe, un système de consultation du peuple et une stabilité rare…  malgré les dernières tempêtes causées par l’extrême droite. Encore faut-il s’y impliquer personnellement, ce qu’un tiers de la population a compris.

 Un système consumériste et basé sur l’apparence. Plus on va de l’avant, plus les publicités, les médias classiques montrent et encouragent à « Montrer » ce qu’on est : apparence physique « parfaite » liée à une mode très explicite, la réussite personnelle au niveau professionnelle, l’argent des loisirs « indispensable » à une vie dite normale, une réussite au niveau personnelle et l’abandon progressif des valeurs traditionnelles telles que la famille, le mariage, l’éducation même… De plus en plus, nos jeunes sont abandonnés par les pairs, livrés à leurs envies (et non plus à leur devoir) et au jugement du regard d’autrui…

 

 

 

 

 

 

Mais ce n’est pas le but de mon message aujourd’hui. Revenons à notre position personnelle face au système dans un contexte de sentiment de rejet. Je vois plusieurs attitudes possibles et la façon d’affronter le rejet  ou plutôt de réagir au rejet sur le mode défensif :

 

 

 

      Vaincre le système

      Céder au système

      Se rebeller contre le système

 

 

 

Allons voir plus loin

 

 

 

      Vaincre le système : (JE JOUE LA PARTIE GAGNANTEou JE VEUX ETRE LE MEILLEUR)

 La pensée automatique liée se situe au niveau de :

« Puisque je suis dans le système, je vais l’utiliser A FOND pour mon intérêt personnel et là, on ne pourra plus me rejeter ! »

Comment cela se traduit-il ?

o       Jouer avec la compétition et « gagner » la première place = devenir décideur ou leader POUR ne plus être rejeté

o       Attirer le respect par ses compétences

o       Corolaires : perfectionnisme, isolement émotionnel, anxiété et stress intense

o       Motivation : dominer son monde à cause de sa valeur personnelle. Ceux qui jouent des coudes se sentent le plus menacés : S’ils perdent leur autorité ou leur « domination » sur les autres, ils perdent leur identité (nombreux sont ceux qui, arrivés à la retraite, ont perdu tout sens dans leur vie). Des études montrent que les cadres supérieurs meurent en moyenne 6 mois après leur retraite !

o       Résultats : Bons résultats à court terme et dans un milieu donné. Il faut de plus en plus d’inventivité pour garder sa place, de plus en plus de stratégies pour se faire respecter et, sortant du cadre défini, l’identité personnelle est en miettes.

o       Du point de vue spirituel : Dieu ? pas besoin de lui ! Je construis ma vie tout seul ! La seule autorité que je reconnais = la mienne. Le sentiment de rejet, je le manage tout seul. Malheureusement, il est enfui et non guéri et le retour de manivelle est inévitable.

 

 

 

      Céder au système : (JE JOUE PERDANT ou DE-TOUTE-FACON)

 

 

 

La pensée automatique liée se situe au niveau de :

« Puisque je ne peux pas être le meilleur, le premier, je me sens nul et je ne peux regarder que mes échecs, au moins, on ne pourra pas me reprocher quoi que ce soit : on ne bat pas un homme à terre ! »

 

 

 

Comment cela se traduit-il ?

 

 

 

 

 

 

o       Abandonner la course à la compétition, se sentir et dire qu’on est nul, incapable et que « de toute façon » il n’y a rien à faire

o       Attirer la pitié par ses échecs et son manque de compétences

o       Corolaires : fatalisme, inaction, céder aux jugements de valeur d’une société prônant la réussite, découragement, sentiment d’indignité et de rejet, isolement émotionnel (l’adage dit : il vaut mieux faire envie que pitié), anxiété et dépression

o       Motivation : céder sa place à contre cœur à cause de sa non-valeur personnelle. Ce sont ceux qui subissent « parce qu’ils n’ont pas le choix », ceux qui sont sous la domination des premiers. La vie est grise pour eux, mais c’est la vie.

o       Résultats : Une large tranche de la population (tout le monde n’est ni premier, ni leader, ni parfait) est accablée par des sentiments d’infériorité, de dévalorisation, d’autocritique qui renforce encore l’inaction et le sentiment de  survie passive. Le rejet est caché derrière la plainte. En cédant au jugement du système (looser), le sentiment de rejet ne peut que grandir et l’espoir n’existe pas dans ce genre de fonctionnement. Il faut juste survivre et « attendre que ca passe ».

o       Du point de vue spirituel : La colère et les reproches sont très présents dans le cœur de celui qui cède. Il se tournE contre lui-même et contre Dieu. Les nombreux « pourquoi ? » tournent en toile de fond et la colère diminue la relation saine avec Dieu parce qu’à ce moment-là, il ne peut faire confiance à « un Dieu qui m’a abandonné et rejeté ». (Ce sentiment est d’ailleurs commun aux trois catégories !)

 

 

 

      Se rebeller contre le système : (DEHORS ou  JE-T’EMMERDE)

 

 

 

La pensée automatique liée se situe au niveau de :

« Tous des nuls ! C’est injuste ! Allez vous faire xxxx ! Je n’ai pas besoin de vous ! Je ne me plierais pas aux exigences du système parce que je ne reconnais aucune autorité parce que l’autorité me rejette, alors je la rejette »

 

 

 

Comment cela se traduit-il ?

o       Refuser la compétition et se positionner contre le système. Attirer le respect et l’attention par sa rébellion et son insoumission. Et ça marche parfois, mais avec des conséquences désastreuses pour la personne !

o       Corolaires : affamé d’amour mais déçu profondément, refuser de reconnaître ses besoins et tourner son amertume contre le système.  Isolement émotionnel, rejet flagrant et provocation, anxiété et beaucoup d’énergie investie CONTRE tout ce qui bouge. L’attitude rebelle est caractérisée par la haine contre soi-même et une immense amertume contre les autres, toute catégorie confondue. « j’aurai voulu ne pas être né ! ». Irresponsabilité dans les actes et indiscipline, rejet de toute autorité parce que  castratrice, contraignante et humiliante. Isolement social (sauf s’il fait partie d’un clan de rebelles)

o       Motivation : Réagir pour ne pas périr ! Le système me rejette ? Je rejette le système, de manière violente parfois. Œil pour œil, dent pour dent est sa seule loi.

o       Résultats : Le rejet appelle le rejet. Les sentiments très violents deviennent visibles à l’œil nu et le manque de discipline personnel entraîne parfois la personne à des actes dangereux pour lui-même et pour les autres.

o       Du point de vue spirituel : Il considère Dieu simplement comme un autre tyran dans sa vie : Encore un qui essaie de le forcer à se couler dans un moule socialement acceptable ! La communion devient difficile voire impossible. Dieu ? Ne me parlez pas de son amour ! Je le vois vengeur et juge !

 

 

 

Ces trois types de réactions au rejet sont défensifs : Si…. Alors ! Personnellement, lors de cette analyse, je me suis sentie concernée par les 3 successivement : Parfois ma stratégie est de gagner le respect à tout prix, parfois je baisse les bras et attends éventuellement un jour meilleur, souvent je me révolte et agis de manière inconsidérée (et le regrette après). J’en dit plus long dans mon article « témoignage sur le rejet » sur mon blog.

 

 

 

Bonne nouvelle ! pour vaincre non la société mais la racine du mal = le rejet, il existe une vraie solution :

 

 

 

      Connaître Jésus !

 

 

 

« Venez à moi vous qui êtes fatigués et chargés et je vous donnerai du repos » (Matthieu 11 :28). Jésus promet de ne pas nous abandonner : « Je serai tous les jours avec vous jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28 :20).

 

 

 

 

 

 

La suite dans l’article « Quelques clés pour vaincre le rejet »

Par GLAD - Publié dans : Quelques pistes de réflexion sur les chemins possi

 

Voir les commentaires

je de maux 1: soupe eh man

par mathilde

publié dans anciens écrits

Mercredi 11 avril 2007

Je de maux 1: Soupe eh man

 

 

Dans la série Je de maux, voici le premier : Soupe eh man !

 

 

Qui n’a jamais rêvé de devenir Superman ? Banal dans la vie quotidienne, comme « couverture » mais hypra fort en vrai, sauveur des plus faibles et aimé incognito par le peuple… Aahhh, ca oui, ce serait grisant hein ?

 

 

Qu’avait-il ce superman de plus que nous ? A part son costume bleu et rouge avec un logo très original ?

 

 

Superman vient d’une autre planète. Il est semble-t-il le fils du Conseiller suprême de la planète Crypton. Celui-ci l’a envoyé dans une capsule très jeune, entouré de toute la connaissance accumulée sur Crypton, dans l’espace, en quête d’une terre plus accueillante et vivable. Superman a été recueilli par une famille de gens très simples qui l’ont élevé avec leurs valeurs pour en faire un « bon garçon ». C’est ainsi qu’il est devenu journaliste au Daily Planet. Mais sa nature est revenue au galop : plus fort que tous les autres, il a commencé à mettre cette force au service des plus faibles, sans qu’on connaisse vraiment son identité. 

 

 

Ok, bien sûr vous connaissiez cette histoire. Mais j’ai un scoop pour vous :

Superman existe ! et je le connais personnellement ! Nous bavardons tous les jours ensemble depuis bien des années. Petit à petit j’ai appris non seulement à le connaître, mais à connaître d’où il vient et ce qui fait sa force. Il s’appelle Jésus.

 

 

àJésus ne vient pas de cette planète. Il vient des cieux. Son père, l’admirable Conseiller, lui a transmis tout ce qu’il devait savoir pour nous rejoindre sur Terre. Toute la connaissance de Dieu réside en Christ nous dit la Bible (Col 2, 2 et 3 : « …pour connaître le mystère de Dieu, savoir Christ, mystère dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science ». Car Dieu a tant aimé le monde ( la Terre en l’occurrence) qu’il a envoyé son Fils unique… (Jean 3.16a)

 

 

à « Afin que celui qui croit en Lui ne meure pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3.16b). Dieu a envoyé son Fils pour chercher et sauver les faibles, les humbles, les malheureux, les malades, les pauvres, les simples d’esprit), les opprimés, les paisibles (voir Matthieu 5, 1-11 qu’on appelle aussi les béatitudes ou le Sermon sur la montagne). Il se préoccupe, comme Superman, des gens qui souffrent d’une manière ou d’une autre et encourage les gens au cœur pur à lui ressembler (1 Cor 11.1 : « Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ », dit Paul).

 

 

à Superman a été élevé dans une famille modeste, Jésus également : Joseph était un simple charpentier et Marie s’occupait de lui ses jeunes années. Jésus, pendant la plus grande partie de sa vie a été charpentier, comme son père terrestre. Mais qui sait ce qu’il vivait la nuit, dans la prière avec son père céleste ? Il n’est devenu Superman aux yeux du monde qu’à l’âge de 30 ans et ce, pendant 3 ans… Avis à tous ceux qui sont pressés donc…

 

 

à Jésus guérissait (et guérit encore) tous les malades qui viennent à Lui. Il transforme la vie de tous ceux qui l’écoutent. Il délivre tous les démoniaques qu’il croisait et entre dans les maisons de réputation douteuses à l’époque, non pour faire la foire, mais pour apporter LE message qu’il était venu délivrer en venant : « Je suis ». En disant dans l’évangile de Jean toute une série de « Je suis », il faisait clairement référence à YHWH, le nom de Dieu dans la Torah  : « Je suis celui qui est ». Ceux des juifs qui entendaient Jésus dire « Je suis… » comprenaient qu’il disait en même temps : « Je suis » celui qui est envoyé par YHWH. C’était comme un sceau divin. Jésus a dit précisément :

  « Je suis » le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim et celui qui croit en moi n’aura jamais soif. (Jean 6.35) et « Je suis » le pain de vie (v. 48).

« Je suis » la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres mais il aura la lumière de vie (Jean 8.12)

« Je suis » la porte des brebis (…) si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé. Il entrera et il sortira et il trouvera des pâturages (Jean 10. 7 et 9)

« Je suis » le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis (Jean 10.11)

 « Je suis » la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort. (Jean 11. 25).

« Je suis » le chemin, la vérité et la vie, nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14,6)

« Je suis » le vrai cep, et mon père est le vigneron (Jean 15.1) et « Je suis le cep, vous êtes les sarments » (Jean 15, 5)

 

 

 

 

àJésus est le plus fort du monde ! Si si, vrai de vrai ! En mourant à la Croix , il a tout mis sous Ses pieds et il a vaincu tous nos ennemis. L’œuvre la plus importante de l’histoire se trouve au Calvaire puis au tombeau vide ! Oui, Christ est mort ! mais bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu ! (Rom 8.34). Il a effacé l’ardoise de nos fautes et muselé l’accusateur qui tenait l’ardoise dans ses mains (« il a effacé l'acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l'a détruit en le clouant à la croix; il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d'elles par la croix » Col 2. 14 et 15).

 

 

à Comme pour Superman, le début de son action de sauvetage venait d’un cri de détresse. Jésus entend ceux qui l’appellent, Il vient vers ceux qui désirent le rencontrer, Il soulage les peines ; il suffit d’un cri du cœur : Jésus, vient à mon secours ! J’ai besoin de ton aide. Il n’abandonne aucun de ceux qui crient à Lui (Mat 12.11) et Mat 18.11-14 :

 

 

« Car le Fils de l'homme est venu sauver ce qui était perdu.

 

 

 

 

Que vous en semble? Si un homme a cent brebis, et que l'une d'elles s'égare, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres sur les montagnes, pour aller chercher celle qui s'est égarée?

 

 

Et, s'il la trouve, je vous le dis en vérité, elle lui cause plus de joie que les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.

 

 

De même, ce n'est pas la volonté de votre Père qui est dans les cieux qu'il se perde un seul de ces petits »

 

 

 

 

Et Mat 7.7-11 :

 

 

« Demandez, et l'on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l'on vous ouvrira.

Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l'on ouvre à celui qui frappe.

Lequel de vous donnera une pierre à son fils, s'il lui demande du pain?

 

 

Ou, s'il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent?

 

 

Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent »

 

 

Et la comparaison avec Superman s’arrête évidemment là. Jésus, le Fils de Dieu est bien plus fort et puissant que le superman inventé dans un « comics » américain et mis en scène pour le cinéma.

On pourrait encore toutefois citer le fait que Jésus, rentré dans son « Pays », a formé ses disciples à faire de même que Lui sur la terre : il y a maintenant et depuis 2000 ans, des millions de « superman » qui, ayant suivi l’enseignement du maître, sont devenus ses imitateurs. Jésus promet même plus que cela :

 

 

Jean 14.11-14 : « Croyez-moi, je suis dans le Père, et le Père est en moi; croyez du moins à cause de ces œuvres.

En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais au Père; et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. »

 

 

Retourné au Ciel, Jésus ne cesse d’accomplir la mission commencée : Sauver, guérir, délivrer les prisonniers, ouvrir un chemin vers l’éternité. Son plan pour cela : NOUS, les successeurs de Superman! …  avec l’aide d’une botte secrète : le St-Esprit en nous.

 

 

Alors, quand je dis au début que je parle tous les jours à Superman, mon héros, j’entends évidemment que je parle à Jésus. Il me communique Son cœur et nous parlons parfois de longues heures des sujets qui nous sont communs… Viens dans la présence du super héros Jésus. Il t’attend tous les jours et parfois tu passes sans même t’arrêter… il est si discret, parfois comme Superman : gentleman incognito.

 

 

Je t’encourage à Lui donner rendez-vous tous les jours, à une heure précise et à un lieu donné (un endroit calme où tu ne seras pas dérangé par le téléphone ou les bruits de ce monde). Il désire te parler. Il frappe à la porte de ton cœur. Il frappe et désire manger avec toi. Là, tu entends ? Alors si tu l’entends, n’attends plus… Soupe eh man !

 

 

GlàD

 

Voir les commentaires

sisyphe sort de la malédiction

par mathilde

publié dans anciens écrits

Vendredi 16 novembre 2007

Sisyphe sort de la malédiction

Des soucis ? des problèmes ? des angoisses ? des doutes ? parfois, on est comme Sisyphe dans la mythologie grecque :  « Sisyphe, fils d’Éole et fondateur de Corinthe, a dénoncé Zeus qui avait enlevé une jeune vierge, fille d’Asope. Pour le punir, Zeus l’a condamné à pousser éternellement un rocher au sommet d’une montagne sans jamais y parvenir : à peine Sisyphe est-il arrivé près de son but que le rocher roule vers le bas, et tout est à recommencer... » http://sisyphe.org/breve.php3?id_breve=11

Et croyez-moi, je fais partie de ces personnes… Pire : quand il n’y a plus de soucis ou de problèmes, je m’en invente ! c’est comme si, par habitude de la difficulté, mon être en réclamait pour se sentir en sécurité, par habitude.

 Un proverbe chinois ancien dit : « A chaque problème, sa solution. S’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème » ! Même si la solution, c’est de ne rien faire et d’attendre que cela passe.

 Comment faire pour sortir du cercle vicieux ?

 Dans le film « Mission » d’il y a une vingtaine d’année, on voyait un homme qui avait tout quitté pour suivre un missionnaire en Amérique du Sud. Pourtant, il n’avait pas quitté une chose : un gros sac plein de choses dont il tenait visiblement. Malgré les obstacles, il trainait son énorme sac en jute partout. Mais un jour l’obstacle fut insurmontable, à moins de se séparer de son fardeau. Le missionnaire lui a donné le courage de larguer ce poids qui par ailleurs était tout à fait inutile en forêt vierge.

Avec un couteau, il coupa la corde qui le reliait au fardeau et il pu se redresser et repartir, bien plus léger.

 Ne sommes-nous pas parfois comme cet homme : épuisé mais résolu à continuer à porter nos fardeaux, nos soucis, nos souvenirs douloureux ? Qu’as-tu dans ton sac qui t’alourdit ? Que peux-tu larguer pour rendre ta marche plus agréable ? As-tu besoin de partager des souvenirs pour les désamorcer et peut-être pardonner ? Il est conseillé de demander de l'aide à une personne généralement neutre (hors de notre cadre amical ou professionnel). On a parfois besoin de poser devant quelqu'un, ne serait-ce qu'une seule fois dans sa vie, de lourds fardeaux... et la vie semble tellement plus légère après avoir réellement partagé avec quelqu'un ou plusieurs en groupe...

 

Voir les commentaires

ses yeux dans le ciel

par mathilde

publié dans anciens écrits

Vendredi 13 janvier 2006

Ses yeux dans le ciel

Deux petites souris tombent dans un bol de lait. La première désespère vite, abandonne et coule. La seconde se bat tant et tant qu’elle finit par transformer le lait en crème, puis en beurre et saute hors du pot. Voilà comment je vois la persévérance de maman tout au long de sa vie parsemée d’embûches. Elle s’est battue jusqu’au bout, a quitté le pot de beurre et c’est un héritage précieux pour nous tous.

 

Dans des moments de souffrance, je disais à maman de me regarder dans les yeux et lui demandait si elle pouvait voir le ciel ? Cela avait l’air de lui faire du bien. Maintenant, quand je regarderai le ciel, j’y verrai aussi ses yeux.

 

Voir les commentaires

savoir-faire et discernement

par mathilde

publié dans anciens écrits

Mardi 16 septembre 2008

savoir-faire et discernement

Allez, une petite vidéo pour commencer sur Dailymotion: ici 

Eh oui, savoir ce qu'il faut faire (ou dire) au bon moment, à la bonne personne, dans les bonnes circonstances n'est pas donné à tout le monde. Tous les paramètres doivent être réunis pour que la restauration soit effective.

Imaginons que nous sommes devant une personne en pleurs. Elle n'en finit pas de déballer sa vie et plus elle en parle plus elle pleure. Là, tout de suite, des questions, des remarques ou des conseils brûlent ma langue mais est-ce vraiment la volonté de Dieu que je m'immisce dans son histoire? Et d'abord, pour quoi cette personne se confie-t-elle à moi? A-t-elle besoin

  • que je l'écoute, simplement
  • que je lui donne mon avis d'un point de vue extérieur
  • que je la booste parce que c'est exactement ce dont elle a besoin, mais est-ce le bon moment?
  • que je lui parle de mon expérience avec parcimonie?
  • que je prie pour elle, ou plutôt avec elle?
  • que je l'oriente vers une personne plus compétente?
  • ...

Peut-être qu'à ce moment-là, je me sens compétent(e) pour faire tout cela, mais est-ce la bonne solution?
Et comment savoir?

Savoir visser une vis, c'est très bien. Mais connaître quel type de vis et où la visser est bien plus importante encore. C'est le prix d'un savoir-faire important... Et en matière de relation d'aide, le "où" et "quand" est déterminé par Dieu et non par nous. Au début de ma conversion, j'étais de ceux qui, pour aider les autres, les bousculait un peu trop facilement (je me disais: un bon coup de pied au c... ne fait pas de mal!). Et c'est vrai, certaines personnes ont besoin d'être secouées pour réagir, c'est indéniable. Mais on ne peut agir ainsi systématiquement. D'autres ont besoin de douceur et de compréhension, de respect et de reconnaissance avant de pouvoir s'ouvir et surtout s'ouvrir à une guérison intérieure tant attendue...

Humainement parlant, ce n'est vraiment pas simple de savoir ce dont la personne a réellement besoin. Seul le St-Esprit, qui connaît la personne par coeur, peut nous guider dans le type d'accompagnement adéquat: il nous communique son discernement et sa sagesse. Sagesse parce que, parfois, on distingue ce qui est bon pour la personne, mais pas quand elle sera capable de l'entendre. Il ne suffit pas d'avoir une parole pour quelqu'un pour que celle-ci agisse dans la bonne direction. Encore faut-il que toutes les conditions d'ouverture soient présentes:

  • un accueil chaleureux et détendu
  • une disponibilité d'écoute (ne pas être dérangé)
  • un sentiment de sécurité et de compréhension
  • de la confiance
  • le sentiment d'être respectée
  • se sentir libre d'agir - ou de ne pas agir - 
  • ne pas se sentir redevable de quelque chose à celui qui a donné gratuitement

Pour faire un bon gateau, il faut certes les bons ingrédients, mais ils doivent être intégrés à l'appareil dans un ordre précis et à bonne température. Puis il doit passer au four un certain temps à une certaine température... Il en est de même pour la relation d'aide.

Ce sont juste quelques pistes pour ceux qui aident d'autres... si vous en avez d'autres que j'ai oublié, n'hésitez pas à mettre un commentaire.

 

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>