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Riche journée dans une pauvre vie

par mathilde

publié dans reportage lilas

Comment décrire cette journée  ?

Émotive ? Chargée ? En progression forte ? Studieuse ? Tellement de choses à raconter ce soir…

Des choses ? Soyons moins vague :

Un départ important : Mily est partie définitivement ce matin. Elle ressemble terriblement dans le comportement et l’attitude à ma fille de cœur. Sauf que, elle, elle n’a pas une mère pour la soutenir alors qu’elle crève de trouille pour élever sa fille de 4 mois et que l’assistance veut lui enlever son droit de garde. Et moi, pépère, je suis là, juste au bon moment, au bon endroit, pour la soutenir comme une petite maman de remplacement. Oui, je sais, on ne remplace JAMAIS une mère ou un père, qu’il ou qu’elle soit mauvais dans la communication avec son fils ou sa fille ou parfait jusqu’au bout. Mais là, tout à coup, on était bien ensemble et je ne peux compter le nombre de fois où je l’ai juste prise dans les bras quand elle pleurait ou dit une petite phrase pour l’aider à passer un cap…  J’espère que je pourrais faire cela avec mes enfants quand ils m’auront pardonné d’avoir attenté à ma vie…

Le début de mon premier scenario : Ca y est, c’est parti. J’ai maintenant les base théoriques pour faire un bon scénario, maintenant, allez hop, j’y vais, je fonce dans la pratique. Cela demande beaucoup d’outils différents, les uns aussi importants que les autres : la base théorique appliquée, de la créativité, de l’imagination et un gros travail de recherche. Je vous tiens en haleine… de quoi s’agit-il ?

C’est l’histoire d’un mec, un grand-père qui, après avoir réuni sa famille, raconte son histoire, euh non pardon ses histoires, car cet homme, incroyablement, se souvient de 3 réincarnations et raconte…. Le reste, je le garde pour le scénario. Cet après-midi, alors que j’étais un peu fatiguée de chiffonner du papier parce que je ne trouvais pas exactement l’ordre ni les mots, je rêvais, pour la première fois de ma vie à me voir rassembler une troupe de théâtre et mettre en scène mon histoire abracadabrante. Faire une première avec les autorités de Genève par exemple au petit casino-théâtre ou autre… Puis faire une petite tournée en Suisse romande. Mais il y a énormément de boulot avant de réaliser ce rêve et je ferai tout pour le réaliser. J’étais excitée et enthousiaste de ce rêve qui parait si fou aujourd’hui et qui sera, inch’Allah, une belle réalité demain.

Une image forte de l’hospitalisation : Lors de l’entretien du soir, j’ai demandé à l’infirmier référent quels critères il me manquait pour entrevoir la sortie ? Il m’a donné une image très forte pour mois : vous êtes comme dans la file d’attente des avions sur la piste de décollage : d’abord le traitement doit être stabilisé ainsi que la gestion des émotions fortes. Ensuite, la gestion des sorties doit être maitrisée (petit à petit sortir plus) ; il faut prévoir un logement et s’y insérer petit à petit, le suivi à l’extérieur doit être mis en place et les occupations doivent être consolidées. Il me dit que maintenant que je suis sortie de la zone dangereuse, je suis comme un avion qui attend sur le tarmac, dans la file d’attente pour décoller. Un jour, ce sera mon tour. Ca m’a fait tellement de bien, un baume sur le cœur alors que l’hospitalisation est douloureuse. 5 mois déjà…

Une prise nouvelle de conscience : Je réalise que je suis, en tant que personne, la dépositaire personnelle de mon nouveau contrat avec les enfants : moi, telle que je suis, comme un lampion qui brille dans la nuit, jusqu’au bout de la nuit. J’ai brisé le premier contrat, je ne briserai plus jamais mon second contrat avec mes chers et tendres enfants. C’est une décision définitive. Là aussi, grosses émotions dans le désert que je traverse en ce moment. Je vois une oasis, eux et  moi, moi et eux, dans une nouvelle dynamique que personne ne pourra entraver que eux ou moi mais personne d’autres.

Voilà, c’est pas mal pour un jour tout seul. CARPE DIEM est très riche aujourd’hui.

J’avais ce soir envie de livrer mon cœur. C’est pas tous les jours qu’il y a autant d’émotions, de prise de conscience, de début de nouvelle carrière, etc… et même si je n’ai plus 20 ans, j’ai encore des choses à vivre pour moi toute seule, en restant très attentive à mes enfants, mais ca j’en parlerai un autre jour… bonne nuit les petits… le marchand de sable est en train de passer pour moi…

 

 

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