Samedi 5 novembre 2011 6 05 /11 /Nov /2011 17:16

Charlie Hebdo est attaqué parce qu'il fait une édition spéciale sur la Charia en Lybie et se moque des musulmans, de Mahomet même et a rebaptisé son numéro Charia Hebdo: conséquences: quelqu'un n'a pas aimé cela. Paf! Ce sont les musulmans! Allez hop, tous les musulmans sont des terroristes en puissance. L'idée tue.

 

Je découvre avec stupeur qu'un pan de ma famille m'a définitivement oubliée et délaissée. Pan, je pleure des heures. L'idée d'une famille idéale tue.

 

L'idée, c'est l'imagination en vadrouille qui se fixe à un momen M. Du moment qu'elle est fixée, toute sorte de réactions vont apparaitre autour de l'idée fixée.Tristesse, angoisses, dépression, et même tentative de suicide.

 

Il parait que nous passons le plus clair de notre temps à laisser vagabonder notre esprit et c'est tant mieux, sinon, on ne pourrait même plus respirer! ou marcher. L'imagination en action est l'oxygène de notre vie, pour autant qu'elle ne tue pas. Comme dans tout, il y a une imagination constructive (je m'imagine comment sera la fête d'un ami à qui on fait la surprise) et l'imagination destructrice (je m'imagine le pire pour les semaines à venir - quand à moi, c'est mon déménagement par exemple - ). Il y a l'imagination neutre qui nous fait juste respirer après une attention très soutenue ou une action très prenante. Il y a toutes les couleurs de la palette du peintre comme couleur d'imagination.

 

Alors comment changer une idée qui tue quand elle est fixée et que toutes sortes de pensées nous parasitent, voire nous vampirisent? Vous allez dire, c'est trop simpliste. Et pourtant ca marche!

 

Nous avons besoin alors de nous divertir. Versus, se tourner vers et di est se séparer de. Nous avons besoin de nous séparer de l'idée qui tue pour nous tourner vers autre chose, une autre pensée, une autre activité, une autre imagination plus positive. C'est simple hein? Mais si une pensée ou des paroles tuent, alors elles nous tueront à feu doux c'est sûr.

 

Imaginons que je sois triste (la tristesse est venue dès que l'idée est devenue fixe) parce que quelqu'un de la famille ne veut pas communiquer avec moi. Je m'examine d'abord: ai-je fait quelque chose de mal. Si oui, je me mets un peu en ordre avec cette personne et les choses sont réglées. Si je n'ai aucune responsabilité dans sa non-réponse et que la tristesse m'envahisse, je vais me faire du mal et l'autre n'en saura même rien. Alors je me lève de mon lit trempé par les larmes et je fais autre chose. N'importe quoi d'autre mais qui soit positif. Pardon qui me soit positif. La pensée qui tuait alors il y a une heure n'a plus d'emprise sur moi ou beaucoup moins et je peux prendre du recul et relativiser. Finallement, ce n'était pas si grave que cela. Je peux vivre sans communiquer avec cette personne en gardant mon exemple.

 

Lire, tricoter, dormir, chanter, jouer d'un instrument de musique, apprendre une langue (je dis cela car j'apprends le chinois), se promener, respirer à fond. Tant d'actions qui peuvent DIVERTIR de la pensée qui il y a quelques minutes nous tuait.

 

Bon divertissement et à bientôt cher lecteur(trice)

 

 

Mathilde, le 5 novembre 2011 - dédié à mon très cher papa

Par mathilde - Publié dans : la flamme de Mathilde
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