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1 er avril 2010 - tu te goures fillette !

par mathilde

publié dans la flamme de Mathilde

Fillette tu te gourres!

 

Si tu t'imagines , fillette, que ça va durer toujours la saison des amours...

Ce que tu te goures !

Si tu crois petite que ta jeunesse va durer toujours...

Ce que tu te goures fillette, fillette,

ce que tu te goures !

les beaux jours de fêtes s'en vont, tous tournent en rond,

ma foi ma petite, tu marches tout droit vers ce que tu ne vois pas...

Alors fillette, allons !

cueille les roses de la vie,

que les pétales s'envolent vers un bonheur nouveau

Si tu ne la fais pas, c'est que tu te goures !

ce que tu te goures ! ! 

 

Adaptation de la chanson de Juliette Greco (si tu t'imagines)

 

ce soir, je travaille sur mes tristesses profondes. Tu sais ! Celle qui se love dans les tout petits coins bien cachés ; celles qui savent se déplacer en silence... Celle que l'on n'ose pas regarder en face. Celles qui nous font - - - peur ! Une peur qu'on imagine si bleue qu'il est plus facile de faire comme l'autruche : la tête (le mental) dans le sable.

Ce soir, je travaille sur mes tristesses profondes...

Je crois que la plus grande tristesse que j'ai sur le coeur, c'est de n'être pas rentré dans mon destin plutôt. Donc on y croit ou on n'y croit pas, moi je fais parti de ceux qui croient qu'on ne vient pas sur terre pour rien et que donc, on a une mission. Logique non ?

Voilà des années que ma « petite voix » magnifique le chemin de mon destin. Des années ? Des décennies oui ? ! Je me souviens avoir reçu mon premier message dans ce sens encore dans ma période d'innocence. Je ne le situerai entre cinq et 8 ans. J'ai fait une sorte de rêve éveillé alors que je chantais un cantique protestant : je me voyais sur le toit d'une école, avec le clocher, à l'ancienne, et je parlais à une foule d'enfants et adolescents. La foule était énorme mais il n'y avait aucun bruit pendant que je parlais. Ce rêve m'a tellement marqué qu'au moment de choisir une profession, il me paraissait évident de devenir enseignante !

chemin-de-fer.jpgJ'avais l'impression, dès ce moment-là, d'avoir reçu une sorte d'autorité naturelle en face d'enfants et ados les plus difficiles. Et pourtant... Je n'avais que cinq à sept ans. C'était comme une onction de puissance que j'ai sentie couler de ma tête aux pieds.

Et ce rêve était tellement fort que je me suis demandée dans quel contexte je pouvais parler à des enfants et des adolescents ont foule... Je n'ai vu que le pasteur... Ou alors un missionnaire... Oui c'est ça !  missionnaire ! Et ce rêve était si fort que j'ai fait une école biblique ne préparant à être missionnaire, avec un enfant bas-âge est enceinte jusqu'au cou!

Pour être missionnaire, il faut être dans une église ! Alors quand mon père nous a envoyés à l’éducation protestante, je me suis immédiatement engagée et, chose exceptionnelle, à 12 ans, j'étais déjà monitrice d'école du dimanche reconnu comme tel parmi les adultes !

J'ai été la copine du chef de groupe des JP (jeunesse protestante), j'ai fait toute la formation pour être chef de groupe dans le scoutisme et je me suis éclatée avec de nombreux jeunes dans cet activité - sourire heureux, plein de souvenirs marquants.

Et puis, après de nombreuses années de mariage heureux, j'ai perdu le fil de mon destin...

Et c'est là qu'intervient la chanson de Juliette Greco - qu'est-ce que tu te goures fillette !

C'est la que la fillette s'est gourée : perdre le fil de son destin, c'est comme perdre le sens de l'orientation. Quand tu sais où tu vas, il te suffit simplement de suivre la route qui est tracée devant toi. Oh ! Je ne dis pas que le chemin est toujours plat, sans obstacle, sans montagne à gravir, sans arrêt la traversée, sans déserts à affronter... Mais quelque chose au fond de nous et répète que nous sommes sur le bon chemin, Lenôtre.

labyrnthe-OK.jpgPar contre, lorsqu'on perd le nord (et quand on perd le nord on perd le sud l'est l'Ouest aussi !), On entre dans un brouillard était et notre chemin varie d'un stand en instant au niveau de la direction. Dans l'absolu, cinq pas vers la droite trois part vers la gauche pas en arrière si pas en avant, etc., etc... La fillette, pour le coup, été gravement gouré ! Et qu'est-ce que c'est à coûter cher !

Fillette, tu t'es gouré quelque part ! Jeune femme, tu n'as pas écouté ton coeur. Après le divorce, j'ai l'intime conviction que j'aurais dû rester seule car ma mission d'être mère avait été accomplie. Et je me sentais étouffée dans un couple. Mais ! Mais soupir

Pourquoi n'ai-je pas compris tout de suite après la séparation ? je n'ai pas pu faire face à ma peur de la solitude. J'ai fui la solitude. Et je me suis mariée encore deux fois avec le premier venu. Une telle trouille au bide de rester seule ! Aujourd'hui, je regrette. Faire face à la solitude ? Aujourd'hui j'en ai une expérience assez cuisante ! Aujourd'hui la solitude m'a apprivoisée et je ne me sens jamais seule ! Par contre je crois que la qualité de ma vie s'est largement améliorée et je me sens enfin en plein dans mon chemin, mon destin. Je crois qu’après avoir répondu à mes besoins maternels, j'ai reçu une sorte de don que j'appelle le « don de la grotte »...

Depuis des années, je me vois toujours comme une sorte de prophète, Élie en particulier, en retrait de la civilisation, méditant la plupart de sa journée. Les personnes qui avaient besoin de lui se déplaçaient à sa « grotte » pour lui demander conseil. Il allait alors consulter son dieu et il transmettait le message aux pèlerins. Et c'est exactement ce que je voulais faire : passer du temps en montagne sous un tipi. Malheureusement, ma mobilité s'est réduite très rapidement et je n'ai pas eu le temps de réaliser ce rêve profond. Se perdre 12 ans pour mieux se retrouver.... Mais trop tard...

Pour les autres aussi ce n'a pas été facile ! Il fallait me suivre ! Je cherchais mon chemin, paniquant de plus en plus, comprenant que j'étais mal dans le milieu de l'église mais culpabilisée intérieurement de quitter ce que j'ai enseigné à mes enfants. Personne n'a compris, alors que j'étais dans le brouillard complet, personne ne m'a donné assistance, comprenant ma confusion et mes angoisses. Je n'aurai pas voulu être à la place de mes proches... Et je comprends aussi leur réaction aujourd'hui.

 

chemin-lumineux-copie-1.jpgAujourd'hui, le chemin qui leur est me semble tellement lumineux est clair. J'ai deux options maintenant :

marcher paisiblement au bon chemin droit en gardant le sourire la joie la paix le courage et en travaillant ce qui n'est pas encore « meilleur qu'avant » en moi

pensez de manière obsessionnelle au dernier jour de ma vie, à la peur de la mort, à ce que je laisserai derrière etc. etc.

j'ai reçu aujourd'hui de ma « petite voix » un message très clair à ce sujet :

 

 « Accueil avec joie ton destin et ne te focalise pas sur le jour de ta mort. tiens compte de tes peurs par rapport à la mort et liquide cela au plus vite ! »

O.K. ! Je vais m’atteler à continuer mon chemin lumineux. Sourire.

 

Mathilde et songragon

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