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Passe le message à ton voisin

par mathilde

publié dans la flamme de Mathilde

Il s'agit d'une petite nouvelle drôle sur les difficultés d'écrivain devant la page blanche dont voici un extrait:

Cécile prend le micro en tremblant. Que va-t-elle pouvoir dire? Qu’est-ce qui intéresserait les gens ici?
Elle prend son courage à deux mains et commence.

Mademoiselle, Madame, Monsieur, bonjour et merci d’être présents à cette cérémonie. Elle réfléchit en même temps qu’elle parle…
Je vais vous partager un moment particulier de l’écriture de mon mémoire, à savoir la page blanche. J’ai procrastiné pendant des mois avant de réaliser que j’étais maintenant dans l’urgence d’écrire quelque chose. J’avais mon thème, mais chaque fois que je me mettais devant l’ordinateur pour commencer à rédiger, je ressentais des sueurs froides dans le dos et sur la tête. Je me répétais sans cesse que je n’étais pas capable d’aligner deux phrases cohérentes sur mon sujet d’examen. Une peur panique ne m’autorisait pas à réfléchir et à planifier mon travail.

Cécile reprit une respiration. Elle revivait littéralement ces moments pénibles de l’écriture.

J’avais l’impression d’avoir un poing dans la poitrine, une sorte d’angoisse diffuse. Je respirais à peine puis je quittais mon bureau, soulagée d’arrêter la torture, mais très culpabilisée d’abandonner ainsi le labeur. Et pendant trois semaines, j’ai vécu ces signes et j’ai laissé de côté ma page blanche. Page blanche et humeur noire allaient de paire… J’étais convaincue que je courais à l’échec après trois ans d’études assidues.
Un matin, alors que le temps pressait de plus en plus, je me suis réveillée avec une idée saugrenue. Et si je tentais d’enregistrer mes idées? Juste parler dans le micro de mon thème, sans plan ni organisation. Idée qui a valu son pesant d’or puisqu’alors, j’ai pu donner un ordre à mes idées qui, finalement, n’étaient pas si mauvaises.
Une fois le plan écrit, j’ai retenté l’enregistrement pour l’organisation des idées. J’ai ainsi eu une petite base quant au contenu de mon mémoire.
J’y travaillais tous les matins avant d’aller aux cours. Plus je donnais d’énergie à l’écriture, plus j’étais productive. J’étais assez contente de mes textes mais il manquait un liant entre tout cela et une bonne rédaction… A nouveau je décourageais et laissais mon travail en plan…

 

... La suite dans le recueil de nouvelles "Petites nouvelles en passant"... à venir.

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